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Meurtre des experts de l’ONU au Kasaï : la haute cour militaire confirme la peine de mort en appel

La haute cour militaire a rendu son arrêt ce vendredi 5 juin 2026 à Kinshasa, dans le procès en appel du meurtre de deux experts de l’ONU, Zaida Catalan et Michael Sharp, tués le 12 mars 2017 dans la région du Kasaï. Selon Me Crispin Tshipamba, avocat de la défense, tous les prévenus ont été condamnés à la peine de mort, à l’exception de son client, le colonel Jean de Dieu Mambweni. Ce verdict marque un tournant dans une affaire qui avait déjà conduit à de lourdes condamnations en première instance.

Un verdict d’appel plus sévère pour la majorité des accusés

En première instance, la cour militaire supérieure de l’ex-Kasaï occidental avait condamné à mort 49 des 54 personnes poursuivies, le 29 janvier 2022 à Kananga. Parmi elles, 27 étaient présentes à l’audience et 22 avaient été condamnées par défaut. Le colonel Mambweni avait alors écopé de 10 ans de servitude pénale, non pour participation au meurtre, mais pour non-assistance à personne en danger et violation des consignes. Le parquet militaire, qui avait requis la peine capitale contre lui, avait interjeté appel, tout comme plusieurs condamnés.

Le cas particulier du colonel Mambweni

Me Crispin Tshipamba a confirmé que son client échappait à la peine de mort prononcée contre les autres prévenus. « Tous ont écopé de la peine de mort font mon client le colonel Jean de Dieu Mambweni », a-t-il déclaré. Cette décision maintient une distinction entre les responsabilités pénales, le colonel n’étant pas reconnu coupable du meurtre lui-même. La défense n’a pas précisé si elle envisageait un nouveau recours.

Un procès relancé en octobre 2022 à Ndolo

Le procès en appel avait été relancé en octobre 2022 dans l’enceinte de la prison militaire de Ndolo, où la majorité des prévenus sont détenus. La cour militaire de l’ex-Kasaï occidental avait déjà exprimé des regrets quant à l’incapacité du procès de Kananga à identifier les commanditaires du meurtre. Le président de la cour, le général de brigade Jean Paulin Ntshayokolo, avait souligné cette lacune, laissant planer des interrogations sur les véritables responsables.

Des condamnations et des acquittements en première instance

Parmi les condamnés à mort en première instance figuraient Jean Bosco Mukanda, Vincent Manga, Constantin Tshidime Bula Bula et Thomas Nkashama, agent de la DGM et membre de la famille Kamuina Nsapu. Un policier et un journaliste arrêtés dans cette affaire avaient été acquittés. Le parquet militaire avait annoncé son intention de faire appel contre certaines peines capitales, tandis que des condamnés contestaient le jugement pour « mal jugé ».

Article Ecrit par Cédric Botela

Source: Actualite.cd

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