Mercredi 13 mai, à Kinshasa, un échange entre la Représentante spéciale adjointe de la MONUSCO, Vivian van de Perre, et le vice‑Premier ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo Muadiamvita, a mis en lumière l’urgence d’un renforcement de la coordination sécuritaire et opérationnelle entre la mission onusienne et les Forces armées de la RDC (FARDC).
Lors de cette rencontre, Vivian van de Perre a plaidé pour une harmonisation accrue des actions communes, seul moyen, selon elle, de consolider les efforts en faveur d’un retour durable de la paix dans les zones de l’Est RDC déchirées par les violences armées. Comment espérer stabiliser une région où les groupes armés prolifèrent sans une coopération sans faille ? La diplomate onusienne a ainsi réaffirmé la volonté de la MONUSCO d’accompagner toutes les initiatives, régionales comme internationales, destinées à obtenir la désescalade des tensions sécuritaires.
Le soutien constant de la mission aux mécanismes de cessez‑le‑feu, aux pourparlers de paix et à la mise en œuvre des accords issus des processus diplomatiques de Washington et de Doha a été rappelé avec insistance. Un message clair : la coordination sécuritaire n’est pas une option, mais une condition indispensable pour transformer les engagements politiques en résultats concrets sur le terrain.
En retour, Guy Kabombo Muadiamvita a reconnu le rôle important de la MONUSCO dans l’accompagnement des efforts de stabilisation à l’Est du pays. Toutefois, le vice‑Premier ministre a tenu à souligner la nécessité pour la mission de poursuivre son action dans un esprit de stricte neutralité, de coopération loyale et de respect de la vérité des faits. Une exhortation qui résonne comme un appel à renforcer la confiance entre les partenaires, au service de la paix et du bien‑être des populations congolaises.
De quoi renforcer le socle d’une collaboration souvent mise à l’épreuve dans une région où la défiance peut vite s’installer. La coordination sécuritaire entre les FARDC et la MONUSCO a connu des hauts et des bas, mais les deux parties semblent aujourd’hui conscientes que seule une approche unifiée permettra de relever les défis sécuritaires qui perdurent. Le retour récent de Guy Kabombo Muadiamvita d’une mission à Bangui, en République centrafricaine, ajoute une dimension transfrontalière à ces préoccupations : les discussions avec son homologue centrafricain sur la sécurisation des frontières communes illustrent la nécessité d’une réponse régionale coordonnée, avec l’appui logistique et opérationnel de la MONUSCO.
Alors que l’Est RDC reste en proie à des cycles de violence qui déplacent des milliers de civils, le plaidoyer de Vivian van de Perre prend une dimension presque existentielle. La coordination sécuritaire n’est‑elle pas le maillon faible qui, une fois solidifié, pourrait casser la chaîne de l’instabilité ? Les prochains mois diront si les paroles se transformeront en actes, mais une chose est sûre : sans une coopération étroite entre la MONUSCO et les FARDC, la paix restera un mirage lointain.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
