Une explosion soudaine a ravagé un marché de la cité de Sange, dans la plaine de la Ruzizi au Sud-Kivu, ce jeudi 29 janvier. L’onde de choc, survenue en début de soirée, a semé la panique et le deuil au cœur de cette zone commerciale habituellement animée. Le bilan, encore provisoire selon les sources locales, est lourd : trois personnes ont perdu la vie sur le coup, tandis qu’une dizaine d’autres ont été grièvement blessées.
Les secours, principalement mobilisés par les volontaires de la Croix-Rouge, se sont immédiatement déployés sur les lieux de l’explosion Sange. Dans une course contre la montre, les blessés ont été évacués vers l’hôpital général de Sange pour une prise en charge d’urgence. Les corps des victimes, quant à eux, ont été récupérés par leurs familles respectives, plongeant la communauté dans un profond chagrin. Les circonstances exactes de la tragédie restent enveloppées de mystère, les autorités locales n’ayant pas immédiatement communiqué sur l’origine de la déflagration.
Cet événement dramatique survient dans un contexte régional déjà marqué par une forte tension sécuritaire. La plaine de la Ruzizi, et notamment la cité de Sange, est en effet considérée comme une zone stratégique et sensible. Cette région frontalière fait face à une insécurité Ruzizi chronique, souvent liée aux mouvements de groupes armés. La localité est régulièrement évoquée comme une possible zone de repli pour certains combattants, ce qui complique le tableau sécuritaire et nourrit l’inquiétude des populations civiles.
Les habitants, sous le choc, s’interrogent sur les causes de cette explosion. S’agit-il d’un accident ? D’un engin explosif lié aux tensions dans la région ? L’absence de version officielle laisse place à toutes les spéculations et accentue le sentiment d’insécurité. Le marché, lieu de vie et d’échanges économiques essentiel pour la population locale, est aujourd’hui le théâtre d’une scène de désolation. Les dégâts matériels sont importants, mais c’est le traumatisme psychologique qui risque de marquer durablement les esprits.
Les victimes explosion Sud-Kivu, dont les identités n’ont pas encore été rendues publiques, rappellent le lourd tribut payé par les civils dans cette partie instable de la République Démocratique du Congo. Cet incident soulève des questions cruciales sur la protection des civils et la sécurisation des axes et des agglomérations dans le territoire d’Uvira. Comment renforcer la sécurité dans les marchés et les lieux publics ? Quelles mesures sont envisagées pour prévenir de telles tragédies à l’avenir ?
Les services de sécurité et de renseignement sont supposés avoir ouvert une enquête pour déterminer les causes et les responsabilités de cette explosion. La rapidité et la transparence de cette enquête seront scrutées par une population en attente de réponses. Dans l’immédiat, la priorité reste les soins aux blessés et le soutien aux familles endeuillées. La solidarité locale s’organise face à l’adversité, mais le besoin de stabilité et de sécurité reste un cri du cœur pour tous les habitants de Sange et de la plaine de la Ruzizi.
Cet événement tragique vient rappeler, si besoin était, la vulnérabilité des populations face à la violence sous toutes ses formes. Il met en lumière les défis persistants de la sécurité dans l’Est de la RDC et la nécessité d’une approche globale, combinant action sécuritaire, désarmement et développement socio-économique. Les Sud-Kivu actualités sont trop souvent émaillées de tels drames, qui appellent à une mobilisation continue pour la paix et la protection des droits fondamentaux.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd
