Une tragédie conjugale a ensanglanté le village de Kanyatsi, à 5 kilomètres à l’ouest de Lubero-Centre, ce lundi. Un militaire des FARDC a abattu sa femme par balle suite à un différend conjugal violent. Les coups de feu, entendus vers 16h, ont plongé la communauté dans l’effroi.
Selon des témoins locaux, le drame s’est déroulé au cœur du quartier résidentiel. Le militaire commando, présumé auteur du meurtre, aurait ouvert le feu sur son épouse lors d’une dispute concernant leur nourrisson de quatre mois. La victime a succombé à une blessure thoracique avant toute possibilité d’intervention médicale.
Comment un différend familial a-t-il pu conduire à un tel drame ? Les tensions latentes au sein des ménages militaires interrogent sur les mécanismes de prévention existants. Les raisons exactes du conflit mortel restent cependant à élucider par l’enquête en cours.
L’administration militaire a réagi promptement. Le lieutenant-colonel Kiwewa Mitela Alain, administrateur du territoire de Lubero, a confirmé l’arrestation immédiate du suspect par ses pairs. Le militaire meurtrier a été transféré à l’auditorat militaire de Lubero pour instruction du dossier. Une procédure judiciaire rigoureuse s’annonce.
Ce drame survient dans un contexte sécuritaire déjà tendu. Le Nord-Kivu, et particulièrement la région de Lubero, reste marqué par des violences persistantes. La récurrence des violences conjugales impliquant des personnels armés soulève des questions cruciales sur le contrôle des armes et la gestion des conflits domestiques au sein des forces régulières.
Faut-il y voir un cas isolé ou le symptôme d’un phénomène plus large ? La question se pose avec d’autant plus d’acuité que le secteur de Bapere a été le théâtre d’un incident similaire en août dernier. Un milicien du groupe NDC/R avait alors tiré sur sa concubine avant de se suicider.
Les autorités militaires devront maintenant déterminer les circonstances exactes de ce meurtre et les éventuelles défaillances dans le suivi psychosocial des militaires. La population de Kanyatsi, toujours sous le choc, attend des réponses et des mesures concrètes pour prévenir de telles tragédies.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd
