Alors que des rumeurs inquiétantes circulaient sur une possible remise en cause de la gratuité de l’enseignement primaire, le gouvernement de la République Démocratique du Congo a tenu à rétablir la vérité avec une fermeté sans équivoque. Comment de telles informations ont-elles pu semer le doute parmi les parents d’élèves, alors que le principe constitutionnel est pourtant clair ?
Lors d’un briefing presse organisé ce jeudi 4 septembre, deux membres éminents du gouvernement sont montés au créneau pour dénoncer ces manœuvres. La ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu Dinanga, a martelé un message sans ambiguïté : « La gratuité de l’enseignement primaire public est un acquis constitutionnel. Elle est irréversible et non négociable. » Des propos qui résonnent comme un avertissement à tous ceux qui tenteraient de contourner cette disposition fondamentale.
Mais comment expliquer la persistance de ces pratiques illégales ? Certaines structures locales, parfois sous l’influence de groupes armés ou se présentant abusivement comme autorités, n’hésitent pas à imposer des frais scolaires interdits. Pourtant, le gouvernement assure déjà le financement complet des salaires enseignants, des primes et des frais de fonctionnement sur l’ensemble du territoire national.
Patrick Muyaya Katembwe, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a souligné que la rentrée scolaire 2025-2026 s’est globalement déroulée dans un climat apaisé, avec une mobilisation record de plus de 29 millions d’élèves attendus dans les écoles congolaises. Un chiffre qui témoigne de l’importance cruciale de cette politique éducative pour l’avenir du pays.
Au-delà de la simple gratuité, quelle vision pour l’éducation en RDC ? La ministre de l’Éducation nationale a profité de cette occasion pour détailler les ambitieuses réformes en cours : renforcement de l’administration scolaire, investissement dans la formation des enseignants, promotion de l’équité notamment en faveur des jeunes filles, modernisation des infrastructures et réforme des programmes scolaires. Autant de chantiers essentiels pour bâtir un système éducatif performant et inclusif.
L’article 43 de la Constitution congolaise ne laisse pourtant place à aucune interprétation : l’accès gratuit à l’enseignement primaire public est garanti. En rappelant ce caractère « intangible », l’exécutif national veut protéger les parents contre toute tentative de rançon déguisée. Mais comment s’assurer que ce message arrive jusqu’aux zones les plus reculées du territoire ?
La gratuité de l’éducation n’est pas une simple politique sociale, mais une obligation légale et un droit constitutionnel conquis de haute lutte. Toute tentative de remise en cause est donc vouée à l’échec, comme l’a fermement rappelé le gouvernement. Reste maintenant à transformer ces belles déclarations en réalité tangible pour chaque enfant congolais, dans chaque école, dans chaque province.
Article Ecrit par Yvan Ilunga
Source: mediacongo.net
