La République Démocratique du Congo continue de marquer l’histoire du sport africain ! Ce dimanche 4 mai, les lutteurs congolais ont une nouvelle fois hissé les couleurs nationales sur le podium du championnat d’Afrique de lutte à Casablanca. Quatre médailles de bronze supplémentaires viennent enrichir un bilan déjà exceptionnel : 17 médailles au total, dont quatre en or, deux en argent et onze en bronze. Une moisson historique qui confirme l’émergence de la RDC comme puissance incontournable sur le continent.
Dans l’arène marocaine, les athlètes congolais ont livré des combats épiques. Chez les femmes, Tabora (moins de 72 kg) a écrit une page mémorable en décrochant le bronze, renforçant ainsi la place de la lutte féminine congolaise dans le paysage sportif africain. Un symbole fort pour une discipline en pleine expansion, portée par des combattantes déterminées à briser les plafonds de verre.
Côté masculin, le spectacle était tout aussi électrisant. Gabriel Muanda (moins de 70 kg) a écrasé le Cap-verdien Wesley sur le score sans appel de 14-3, une supériorité technique qui en dit long sur sa maîtrise. Andy Mukendi (moins de 79 kg), quant à lui, a dominé le Sierra-Léonais Daniel A. avec une autorité qui laisse présager un avenir radieux. Clou du spectacle : Barthélémy Tshotsha (moins de 97 kg) a offert une conclusion magistrale en terrassant un lutteur marocain devant son public, apportant une ultime médaille dans l’escarcelle congolaise.
Comment ne pas voir dans cette razzia de médailles le fruit d’une stratégie mûrement réfléchie ? Le président de la FECOLUTTA, Éric Kizambi, ne s’y trompe pas : « Ce succès récompense des années de travail acharné, de discipline et d’investissement total ». Une alchimie parfaite entre athlètes affûtés, staff technique compétent et soutien institutionnel qui commence à porter ses fruits.
Avec 17 médailles glanées sur un seul championnat, la RDC envoie un message clair à ses rivaux continentaux : le pays n’est plus un simple participant, mais un prétendant au trône. Les quatre médailles d’or – dont les détails techniques révèlent une préparation minutieuse – montrent que les Congolais savent désormais triompher dans les moments décisifs.
Reste maintenant à convertir cette domination africaine en succès planétaires. Les prochains Jeux Olympiques ? Les championnats du monde ? Les spécialistes s’accordent à le dire : cette génération dorée a les moyens de rêver plus grand. La lutte congolaise, portée par des institutions sportives revitalisées et une jeunesse avide de gloire, pourrait bien devenir le nouveau standard du sport africain.
Une question s’impose : jusqu’où iront ces gladiateurs modernes ? Si leur progression continue à ce rythme, nul doute que Kinshasa deviendra bientôt la capitale continentale de la lutte. En attendant, chaque médaille raconte une histoire – celle d’une nation qui se reconstruit aussi par le sport, un combat à la fois.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: radiookapi.net
