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Kateku pillé : les rebelles du M23 frappent encore au Nord-Kivu

Dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 février, le village de Kateku, situé dans le groupement Ikobo en territoire de Walikale (province du Nord-Kivu), a été secoué par une attaque d’une rare violence. Des hommes armés ont encerclé l’agglomération alors que les habitants étaient plongés dans le sommeil, avant de se livrer à un pillage systématique et méthodique. Cette opération, menée avec une précision militaire, a laissé derrière elle une population traumatisée et démunie, selon plusieurs sources locales. L’attaque Kateku au Nord-Kivu illustre une fois de plus l’insécurité grandissante dans cette région de l’est de la République Démocratique du Congo.

Les témoignages recueillis sur place décrivent une scène de désolation. Les pillards sont passés de maison en maison, forçant les portes et s’emparant de tout ce qui avait de la valeur. Animaux d’élevage, téléphones portables, argent liquide, bijoux et divers biens personnels ont été emportés sans distinction. Aucune habitation n’a été épargnée, dans ce qui ressemble à une opération de prédation planifiée. Les résidents, réveillés en sursaut, ont été contraints d’assister, impuissants, au saccage de leurs maigres possessions. Le pillage à Walikale s’est déroulé dans un silence troublant, brisé seulement par les pleurs des victimes.

Les victimes pointent unanimement du doigt les rebelles de l’AFC/M23. Ce groupe armé, qui contrôle de fait une partie significative du Nord-Kivu, est régulièrement accusé de commettre des exactions contre les civils. Dans le cas de l’attaque de Kateku, leur modus operandi correspondrait à celui observé lors de précédents incidents attribués à cette milice. La zone de Walikale, particulièrement touchée par l’insécurité, voit souvent ses populations prises en étau entre différents belligérants. L’implication des rebelles AFC M23 dans de tels actes soulève des questions sur leur stratégie et leurs objectifs réels.

Après leur forfait, les assaillants se sont retirés vers une destination inconnue, disparaissant dans la dense forêt équatoriale. Le vendredi matin, la peur et la tristesse dominaient au sein de la communauté locale. Les habitants, encore sous le choc, erraient parmi les décombres, tentant d’évaluer l’étendue des dégâts. Pour beaucoup, cette attaque marque un point de non-retour. L’insécurité à Ikobo et ses environs pousse les civils à vivre dans un état d’alerte permanent.

Face à la recrudescence des violences, plusieurs familles envisagent désormais de quitter le village pour se mettre à l’abri. La crainte de nouvelles attaques dans les jours à venir pèse lourdement sur les esprits. “Nous ne nous sentons plus en sécurité ici”, confie l’un des habitants, sous couvert d’anonymat. “Ils peuvent revenir à tout moment, et nous n’avons aucun moyen de nous défendre.” La violence contre les civils en RDC atteint ainsi des sommets insupportables, forçant des déplacements internes massifs.

Cette attaque à Kateku s’inscrit dans un contexte plus large d’insécurité chronique dans l’est de la République Démocratique du Congo. Le Nord-Kivu, en particulier, est le théâtre de conflits armés récurrents impliquant une multitude de groupes rebelles. Les civils paient le prix fort de ces violences, avec des villages entiers pillés, des déplacements forcés de population et une économie locale anéantie. Comment expliquer que de telles exactions se reproduisent si fréquemment ? La communauté internationale semble impuissante à enrayer cette spirale infernale.

Les autorités locales sont-elles au courant de la situation ? Des mesures sont-elles envisagées pour protéger les populations ? Pour l’instant, aucun commentaire officiel n’a été rendu public. Les forces de sécurité, souvent débordées, peinent à couvrir l’ensemble du territoire. La priorité devrait pourtant être la protection des civils, premières victimes de ces cycles de violence. Les rebelles du M23 continuent-ils d’agir en toute impunité ? La réponse à cette question inquiète au plus haut point les observateurs.

En attendant, les habitants de Kateku doivent composer avec l’incertitude et la menace permanente. Le pillage de leur village n’est malheureusement pas un incident isolé, mais le reflet d’une crise sécuritaire qui perdure. Combien de temps encore les civils devront-ils subir de telles exactions ? La réponse dépendra de la capacité des acteurs locaux et internationaux à restaurer la paix et la stabilité dans la région. Une chose est certaine : sans action concertée et déterminée, de nouveaux Kateku sont à craindre dans le Nord-Kivu.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd

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