Depuis dimanche 8 février, l’agglomération de Kibirizi, dans la chefferie de Bwito au territoire de Rutshuru, est le théâtre de violents affrontements entre les rebelles de l’AFC/M23 et les miliciens du CFC Nyatura. Les habitants ont été réveillés par des tirs d’armes automatiques et des obus, plongeant la région dans une insécurité croissante. Ces affrontements M23 à Kibirizi illustrent une fois de plus la fragilité du Nord-Kivu, où les conflits armés se multiplient.
Les tirs, partis des collines surplombant Kibirizi, ont visé des zones proches du Parc national des Virunga. Des localités comme Kahumiro, Kyasenda, Domaine, Mukondo et Cyahi, dans le groupement de Bambo, ont été touchées. Ces zones sont régulièrement occupées par divers groupes armés, transformant la vie des civils en un cauchemar permanent. Selon des sources civiles, il pourrait s’agir d’une opération de ratissage dans d’anciens bastions des FDLR et de certains groupes Wazalendo. Aucune réplique de ces derniers n’a été signalée pour l’instant, mais la tension reste palpable.
L’accès à cette partie de la chefferie de Bwito est extrêmement difficile depuis le début des hostilités. Cette situation complique toute évaluation précise des dégâts matériels et humains. Des témoins sur place craignent des pertes importantes, tant dans les biens que dans les vies. La zone affectée est stratégique : elle abrite la majorité des champs cultivés par les habitants de Kibirizi, Bambo, Kishishe et Tongo. Les violences territoire Bwito menacent directement la sécurité alimentaire de milliers de personnes. Jusqu’où iront ces destructions ?
Le conflit armé à Rutshuru n’est pas un phénomène isolé. Il s’inscrit dans une série de violences récurrentes qui déstabilisent toute la province du Nord-Kivu. L’AFC/M23 CFC Nyatura s’affrontent pour le contrôle de territoires, au mépris des populations civiles. L’insécurité Nord-Kivu RDC atteint des niveaux alarmants, avec des conséquences humanitaires de plus en plus lourdes. Les déplacements de population se multiplient, et les infrastructures agricoles sont détruites, accentuant le risque de famine.
Face à cette escalade, le Parlement des jeunes de Kibirizi a lancé un appel urgent à la communauté nationale et internationale. Ils demandent une intervention rapide pour protéger les civils dans cette région déjà fortement éprouvée. « Nous sommes à la merci des balles et des obus. Nos champs sont abandonnés, et notre avenir est incertain », peut-on entendre parmi les résidents. Quel avenir pour les enfants de Kibirizi si rien n’est fait ?
Les autorités locales et les organisations humanitaires peinent à intervenir en raison de l’insécurité. Les routes sont coupées, et les mouvements sont limités. Cette incapacité à accéder aux zones de conflit aggrave la détresse des populations. Les affrontements M23 Kibirizi risquent de se prolonger, avec des répercussions sur toute la chefferie de Bwito. La communauté internationale doit-elle rester silencieuse face à une telle tragédie ?
En conclusion, la situation à Kibirizi est critique. Les violences persistent, et les besoins humanitaires augmentent. Sans une action concertée pour ramener la paix, le Nord-Kivu pourrait sombrer davantage dans le chaos. Les mots ne suffisent plus ; il faut des actes pour protéger les innocents et restaurer l’espoir dans cette région meurtrie.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
