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Walikale : une deuxième bombe abandonnée découverte en une semaine, l’AFC/M23 pointée du doigt

La menace des restes explosifs de guerre plane toujours sur le territoire de Walikale. Ce vendredi, une bombe abandonnée a été découverte à Mutakato, chef-lieu du groupement Banabangi, lors de travaux de débroussaillage dans une concession privée. Cette trouvaille macabre intervient moins d’une semaine après une découverte similaire dans le quartier Kisima à Walikale centre, confirmant une inquiétante recrudescence de ces engins de mort.

Mutakato, rappelons-le, a été brièvement occupé en avril 2025 par les rebelles de l’AFC/M23. Le passage de ces groupes armés laisse souvent derrière eux un héritage mortel, semant la terreur bien après leur retrait. Le secrétaire administratif du groupement Banabangi, s’étant immédiatement rendu sur les lieux, a pris une mesure de précaution élémentaire : interdire l’accès à cette parcelle jusqu’au démantèlement de l’explosif. Un périmètre de sécurité improvisé, mais vital, pour une population déjà éprouvée.

Face à l’urgence, la Commission Nationale de Contrôle des armes légères et petits calibres (CNC-ALPC) a été alertée dans les plus brefs délais. Sa mission est double : sécuriser la zone pour éviter tout accident dramatique, puis procéder au ramassage de cet engin. La procédure veut que la bombe soit ensuite stockée dans un lieu sûr, en attendant sa destruction définitive par des experts. L’efficacité de cette chaîne d’intervention est cruciale pour éviter le pire.

Comment une communauté peut-elle vivre sereinement avec une telle épée de Damoclès au-dessus de sa tête ? La découverte de ce deuxième engin non explosé en l’espace de quelques jours jette une lumière crue sur l’ampleur du problème. Walikale semble criblé de ces reliques toxiques des conflits, un défi immense pour les services de sécurisation. Clément Kubuya Ndoole, chef de poste principal de la CNC-ALPC à Walikale, ne mâche pas ses mots. Il invite instamment la population à la plus extrême prudence, soulignant que le danger lié à la présence des bombes est loin d’être écarté, malgré les efforts continus de son service.

Les restes explosifs de guerre représentent un fléau insidieux. Invisibles, souvent enfouis ou dissimulés sous la végétation, ils ne font pas de bruit jusqu’au moment où ils frappent. Le territoire de Walikale, théâtre de tensions récurrentes, en paye le prix fort. Chaque découverte, comme celle de Mutakato, est un coup de semonce qui rappelle la vulnérabilité des civils. L’occupation par l’AFC/M23, bien que brève, a suffi à installer ce risque latent.

La CNC-ALPC, en première ligne, mène un travail de fourmi. Ses équipes doivent identifier, localiser et neutraliser ces menaces, dans un environnement souvent difficile d’accès. Leur action est un rempart essentiel contre des accidents qui peuvent être collectifs. Le stockage sécurisé en attendant la destruction est une étape critique, nécessitant des infrastructures adaptées et une logistique sans faille.

Que se passe-t-il lorsque des engins de guerre sont abandonnés ainsi ? Ils deviennent une menace pour les agriculteurs, les enfants, tous ceux qui vaquent à leurs occupations quotidiennes. La bombe de Mutakato a été trouvée dans une concession, un espace de vie. Cette proximité avec les habitations rend la situation encore plus critique. Les autorités locales, comme le secrétaire administratif de Banabangi, jouent un rôle clé dans l’alerte et la protection immédiate des citoyens.

Le bilan, pour l’instant, est heureusement limité à des découvertes sans explosion. Mais chaque incident est un avertissement. La répétition de ces événements à Kisima puis à Mutakato pose une question brûlante : combien d’autres bombes abandonnées dorment encore sous les terres de Walikale ? La réponse, personne ne peut la donner avec certitude. Seule une vigilance de chaque instant et un travail systématique de dépollution peuvent réduire le risque.

La route sera longue pour Walikale. Neutraliser les restes explosifs de guerre laissés par l’AFC/M23 et d’autres groupes est une course contre la montre. Chaque jour qui passe sans incident est une victoire. Mais comme le souligne le chef de poste de la CNC-ALPC, le danger persiste. La population doit rester sur le qui-vive, signaler toute suspicion, et éviter de toucher aux objets non identifiés. La sécurité, dans ce contexte, est l’affaire de tous. La découverte de Mutakato n’est malheureusement peut-être que le prélude à d’autres. La communauté internationale et les acteurs nationaux doivent redoubler d’efforts pour soutenir le travail indispensable de la CNC-ALPC et débarrasser définitivement le territoire de cette menace invisible.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd

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