Les soupçons persistants d’une collaboration entre les troupes ougandaises de la force régionale de l’EAC et les rebelles du M23 accueillies dans leur base arrière en Ouganda ont suscité de vives critiques de la part de plusieurs acteurs de la société civile congolaise. Le Coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise (Nscc), Jonas Tshiombela, a déclaré que le déploiement des troupes étrangères dans l’est du Congo « ne fera qu’accroître le chaos et les violences », et constitue en plus « un autre problème pour le pays ». Il a exhorté les autorités congolaises à « aller vers des pays plus réalistes et amis » et a fait part de sa crainte à l’égard de la balkanisation du Congo.
A contrario, certains autres acteurs ont salué le partenariat entre la Force armée congolaise (FARDC) et l’UPDF ougandaise dans la lutte contre les groupes armés dans l’Est de la RDC ainsi que les ADF. Reste à voir si l’accord de paix obtenu en 2013 et l’accord de cessez-le-feu récent, signés entre l’Ouganda et les rebelles du M23, permettront de rétablir la paix durable au Congo, et de constater s’il s’agit effectivement d’un progrès significatif vers une solution durable au conflit qui s’est installé depuis des années en République démocratique du Congo.
