Le Cadre de concertation de la société civile de Tshela, dans le Kongo-Central, dénonce une pollution présumée de la rivière Ngomamba. La structure pointe notamment des fumées, l’incinération quotidienne de déchets industriels et des odeurs nauséabondes provenant d’une usine de transformation de noix de palme. Face à ces faits, elle exprime des inquiétudes sanitaires et environnementales et déplore le silence des autorités locales malgré plusieurs alertes lancées ces derniers mois.
Le président du Cadre de concertation, Julien Makaya, réclame l’ouverture urgente d’une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Il souhaite également la participation d’experts en environnement et des échanges avec les responsables de Cap Congo, notamment au sujet du cahier des charges et de la clause sociale, qu’il juge inexistante. Selon lui, les responsables de l’entreprise ont toujours fermé leurs portes aux demandes de dialogue.
Des causes multiples identifiées par les autorités
Contacté par Radio Okapi, l’administrateur du territoire de Tshela, Hugo Mavungu, indique que la réunion du comité local de sécurité a identifié plusieurs causes possibles de cette pollution. L’exploitation artisanale de l’or en amont de la rivière, notamment dans le secteur de Mbanga, ainsi que les rejets d’eaux usées de l’entreprise Cap Congo figurent parmi les principales sources relevées.
L’autorité territoriale précise que l’exploitation artisanale a depuis été interdite et que l’entreprise a été appelée à mettre en place un système de traitement des eaux usées. D’après Hugo Mavungu, ces mesures ont déjà permis une amélioration de la situation. Toutefois, les investigations se poursuivent afin de déterminer avec précision l’origine de la pollution.
Une enquête indépendante réclamée
La société civile de Tshela insiste sur la nécessité d’une enquête indépendante. Julien Makaya estime que la participation d’experts en environnement est indispensable pour établir les responsabilités et garantir la protection de la communauté. Il regrette que les responsables de Cap Congo n’aient pas répondu aux sollicitations de la structure.
La demande d’enquête intervient dans un contexte où les autorités locales reconnaissent la persistance de zones d’ombre. L’administrateur du territoire affirme que les investigations se poursuivent, sans toutefois préciser de calendrier. La société civile, de son côté, attend des actes concrets et une clarification rapide de la situation.
Des mesures en attendant les conclusions
En attendant les résultats des investigations, l’interdiction de l’exploitation artisanale de l’or et l’exigence d’un traitement des eaux usées constituent les premières réponses des autorités. Hugo Mavungu évoque une amélioration de la situation, mais la société civile reste mobilisée pour obtenir des garanties durables.
La pollution présumée de la rivière Ngomamba soulève des enjeux sanitaires et environnementaux pour les populations locales. La suite des investigations devra déterminer l’ampleur exacte des dommages et les responsabilités éventuelles, alors que la société civile maintient sa demande d’une enquête indépendante.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
