Le mariage précoce touche près d’une fille sur deux au Kasaï-Oriental. Selon le ministre provincial de la Santé, Daniel Kazadi, 48 % des filles de cette province sont mariées avant l’âge de 18 ans. Ce chiffre a été rendu public lors du lancement du projet Bomoyi ya Maman na Muana, une initiative qui vise à améliorer la santé des mères et des enfants.
Cette proportion élevée signifie qu’une adolescente sur deux risque de voir son enfance interrompue trop tôt. Le ministre a expliqué que derrière chaque mariage précoce se profile souvent une grossesse précoce. Or, une grossesse chez une adolescente présente des risques élevés de complications et de décès maternels. La santé publique est donc directement concernée.
Un lien étroit entre mariage précoce et mortalité maternelle
Daniel Kazadi a souligné que la lutte contre la mortalité maternelle passe nécessairement par une action contre les mariages et grossesses précoces. En effet, une adolescente enceinte est plus vulnérable aux complications médicales. Son corps n’est pas toujours prêt pour une grossesse et un accouchement. Les risques de décès maternel augmentent alors de manière significative.
Le ministre a déclaré : « Une fille sur deux risque de voir son enfance interrompue trop tôt, sa scolarité compromise et son avenir affecté. » Cette déclaration montre que le mariage précoce n’est pas seulement une question de santé. Il compromet aussi l’éducation et le développement des filles.
Un enjeu de développement et de protection des droits
Les mariages précoces sont identifiés comme une question de santé publique, mais aussi d’éducation, de protection des droits et de développement. Une fille mariée avant 18 ans a moins de chances de poursuivre sa scolarité. Elle est souvent contrainte d’abandonner l’école pour s’occuper de son foyer. Cela limite ses opportunités futures et perpétue le cycle de la pauvreté.
Le projet Bomoyi ya Maman na Muana, dont le lancement a été l’occasion de cette annonce, pourrait contribuer à réduire ces risques. En se concentrant sur la santé maternelle et infantile, il aborde indirectement les causes et les conséquences des mariages précoces. Mais le ministre n’a pas donné de détails sur les actions spécifiques prévues dans ce cadre.
Une mobilisation nécessaire pour protéger les adolescentes
La situation au Kasaï-Oriental exige une réponse coordonnée. Les autorités sanitaires, les acteurs de l’éducation et les communautés doivent travailler ensemble pour prévenir les mariages précoces. Il s’agit de protéger la santé des adolescentes, mais aussi de garantir leurs droits fondamentaux.
Le chiffre de 48 % est un indicateur clair de l’ampleur du phénomène. Il rappelle que des milliers de filles sont privées de leur enfance et de leur avenir. La sensibilisation des familles et le renforcement des services de santé pourraient aider à inverser cette tendance. Mais pour l’instant, les autorités n’ont pas annoncé de mesures concrètes supplémentaires.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: mediacongo.net
