Les conducteurs de moto-taxi de l’arrêt Sakombi, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa, ont exprimé jeudi 3 septembre leur exaspération face à la multiplication des contrôles routiers qu’ils qualifient de tracasseries et de perceptions illégales. Réunis à leur point de stationnement, ces opérateurs de transport urbain affirment que certains contrôles donnent lieu à des paiements qu’ils jugent injustifiés, entraînant des pertes financières pour leur activité.
Selon les conducteurs, les contrôles routiers seraient devenus une source de dépenses contraintes. Ils évoquent notamment des paiements répétés, des arrestations qu’ils qualifient d’arbitraires ainsi que des fouilles lors des patrouilles nocturnes de la police. Ces pratiques, dénoncées comme illégales, pèseraient directement sur les revenus des motards.
Un appel direct au chef de l’État
Éléphant Nzevu, président des motards de l’arrêt Sakombi, a interpellé les autorités, en particulier le chef de l’État, pour qu’il prenne en charge la situation des conducteurs de moto-taxi. « Je m’adresse au chef de l’État pour qu’il prenne la situation des motards en charge. C’est de l’argent qui s’évapore gratuitement. Ceux qui perçoivent les taxes les mettent dans leurs poches alors que nous les payons », a-t-il déclaré.
Cette prise de parole traduit une demande de reconnaissance institutionnelle et de protection face à des pratiques que les motards considèrent comme abusives. Le représentant des conducteurs insiste sur le fait que les sommes perçues lors des contrôles ne bénéficieraient pas aux caisses publiques, mais seraient détournées par des agents indélicats.
Une demande d’encadrement des contrôles routiers
Les conducteurs de moto-taxi demandent aux autorités de renforcer l’encadrement des contrôles routiers et de lutter contre les perceptions qu’ils considèrent comme illégales. Ils souhaitent également que les opérateurs exerçant conformément à la réglementation puissent travailler dans de meilleures conditions et demandent des mesures pour mettre fin aux pratiques qu’ils dénoncent.
Cette revendication s’inscrit dans un contexte où le transport urbain par moto-taxi constitue une activité économique importante à Kinshasa, mais souvent exposée à des contrôles dont la régularité est contestée. Les motards de Sakombi réclament une clarification des règles et une application uniforme de la loi.
Absence de réaction policière à ce stade
Au moment de la publication de cet article, Radio Okapi n’avait pas encore obtenu la réaction des responsables de la police. Cette absence de réponse laisse en suspens la question de la vérification des allégations portées par les conducteurs de moto-taxi.
Le dossier met en lumière les tensions récurrentes entre les forces de l’ordre et les opérateurs de transport informel dans la capitale congolaise. Les prochaines étapes pourraient inclure une clarification des procédures de contrôle ou une intervention des autorités compétentes, mais aucune annonce officielle n’a été faite à ce jour.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
