La province de la Mongala traverse une crise politique profonde. Les partis membres de l’Union sacrée de la nation, la plateforme présidentielle, demandent la fermeture de l’Assemblée provinciale et la révocation du gouverneur Jean-Colin Makaka. Cette position, exprimée le week-end dernier, met en lumière une gouvernance jugée défaillante et un blocage institutionnel qui pénalise directement la population.
Une gouvernance contestée par la majorité présidentielle
Les interfédéraux et présidents fédéraux des partis de l’Union sacrée accusent le gouverneur et l’Assemblée provinciale d’entretenir une situation qui, selon eux, nuit au développement de la province. Élie Sangoko, porte-parole des partis de la majorité présidentielle dans la Mongala, dénonce une « symbiose malsaine » entre les deux institutions. « La Mongala se meurt. Il se constate une symbiose malsaine entre l’Assemblée provinciale et le gouverneur Jean-Colin Makaka au détriment de la population », affirme-t-il.
Cette déclaration traduit une rupture au sein de la coalition au pouvoir. Les cadres de l’Union sacrée reprochent à l’Assemblée provinciale de servir de cadre à des règlements de comptes politiques, au lieu de se concentrer sur les besoins des citoyens.
Un appel à la désobéissance civile pointé du doigt
Les responsables politiques de l’Union sacrée évoquent notamment les événements du dimanche 16 août 2026. Ce jour-là, les deux institutions auraient lancé un appel conjoint à la désobéissance civile contre le vice-gouverneur Cédric Ayakakoma, de retour d’un séjour médical à Kinshasa. Cette action est perçue comme une dérive grave, transformant les institutions en outils de conflit personnel.
Face à ce qu’ils qualifient de « constat sombre », les cadres de la plateforme politique sollicitent l’arbitrage des autorités compétentes pour stopper cette crise et préserver les intérêts de la province. Ils estiment que la paralysie actuelle bloque toute perspective de développement économique et social.
Quelles conséquences pour la population ?
La crise institutionnelle a des répercussions directes sur les services publics et l’économie locale. Une Assemblée provinciale dysfonctionnelle et un exécutif contesté retardent les décisions budgétaires, les investissements et les projets d’infrastructures. Les ménages de la Mongala subissent ainsi une détérioration de leurs conditions de vie, faute de politiques publiques efficaces.
La demande de fermeture de l’Assemblée provinciale et de révocation du gouverneur, si elle aboutissait, pourrait ouvrir une période d’incertitude supplémentaire. Mais pour les membres de l’Union sacrée, c’est un mal nécessaire pour restaurer une gouvernance légitime et relancer le développement.
Toutes les démarches entreprises pour obtenir la réaction du gouverneur Jean-Colin Makaka sont restées sans succès au moment de la publication de cet article. La balle est désormais dans le camp des autorités nationales, appelées à trancher pour éviter un enlisement préjudiciable à la province.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
