AccueilActualitéPolitiqueTshuapa : Daniel Mukoko cible les blocages de Boende

Tshuapa : Daniel Mukoko cible les blocages de Boende

En Tshuapa, le diagnostic économique posé depuis Boende met en évidence une difficulté très concrète pour les usagers, les services publics et les acteurs économiques : le potentiel existe, mais il reste difficile à transformer en activités régulières lorsque les routes, l’électricité et les infrastructures de base ne suivent pas. C’est le constat tiré de la mission économique menée depuis dimanche 21 juin par Daniel Mukoko, vice-Premier ministre de l Economie, à Boende, Monkoto et au Parc national de la Salonga.

Au cours de ses échanges avec les autorités locales et différentes couches de la population, le membre du gouvernement a présenté sa démarche comme une évaluation directe du terrain. Il s’agit, selon lui, de comprendre à la fois ce que la province peut offrir et ce qui bloque son développement. « Je suis dans la Tshuapa pour une mission économique. Il s’agit pour moi de me rendre compte du potentiel économique dans la province, des obstacles au développement économique ainsi que de la situation que vivent les différents acteurs économiques », a-t-il déclaré.

Boende dispose d’un atout fluvial

La ville de Boende, chef-lieu de la Tshuapa, n’est pas totalement isolée. Daniel Mukoko a relevé son lien direct avec Kinshasa par les voies d’eau. Dans une province confrontée à l’enclavement, cette connexion constitue un élément important pour penser les échanges et l’approvisionnement.

« La ville de Boende, chef-lieu de la Tshuapa, est directement connectée avec la capitale Kinshasa par les voies d’eau. C’est un atout majeur », a-t-il souligné. Cet avantage ne suffit toutefois pas à lui seul à soutenir une activité économique régulière si les autres infrastructures demeurent insuffisantes. La mission economique Tshuapa met ainsi en balance les possibilités existantes et les limites pratiques rencontrées sur le terrain.

Les routes freinent les échanges

Les discussions menées sur place ont également fait ressortir l’état dégradé du réseau routier provincial. Plusieurs axes sont difficilement praticables, notamment à cause des zones marécageuses et de nombreuses digues. Pour les populations et les acteurs économiques, une route difficile à emprunter signifie des déplacements plus compliqués et des échanges commerciaux moins fluides.

Le constat présenté par Daniel Mukoko reste direct : les infrastructures routieres et les équipements nécessaires ne permettent pas encore un fonctionnement normal des activités économiques. « Les visites ont clairement montré que les infrastructures nécessaires pour l’exercice normal des activités économiques ne sont pas en place. Mais les opportunités sont également là », a-t-il affirmé.

Cette lecture permet de comprendre le blocage principal : la province dispose d’opportunités, mais leur exploitation dépend de conditions matérielles de base. Sans routes adaptées, les liens entre localités, services et marchés restent limités. La question n’est donc pas seulement celle du potentiel, mais celle des moyens permettant de le rendre réellement accessible.

L’énergie solaire montre une piste

L’accès à l’électricité fait aussi partie des points relevés durant la mission. Daniel Mukoko a noté l’existence de solutions alternatives, notamment l’énergie solaire. L’exemple cité est celui de l’hôpital général de référence de Boende, où cette source permet d’assurer de la lumière même lorsque la SNEL ne fournit pas d’électricité.

« Même quand la SNEL ne fournit pas d’électricité, il y a quand même de la lumière grâce à l’énergie solaire », a-t-il fait remarquer. Pour les structures qui rendent des services à la population, la disponibilité d’une source d’énergie, même alternative, peut donc avoir un effet pratique immédiat. La source ne précise pas l’ampleur de ces installations, mais elle indique que ce type de solution existe déjà dans certaines structures.

Des solutions urgentes à identifier

Face aux contraintes observées, le gouvernement entend rechercher des réponses prioritaires. Daniel Mukoko a indiqué que les obstacles relevés durant les visites doivent aider à orienter les décisions. « C’est là que nous allons chercher les solutions les plus urgentes », a conclu le vice-Premier ministre.

À ce stade, les éléments disponibles ne détaillent pas encore les mesures qui seront retenues. Le point établi par la mission est cependant clair : l’enclavement, l’insuffisance des infrastructures de base, la dégradation des routes et l’accès irrégulier à l’électricité pèsent sur le développement de la Tshuapa. Le suivi attendu portera donc sur la capacité à transformer ce diagnostic en réponses concrètes, adaptées aux réalités observées à Boende, Monkoto et autour du Parc national de la Salonga.

Article Ecrit par Amissi G

Source: radiookapi.net

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