Les Léopards de la République Démocratique du Congo ont posé leurs valises à Nairobi, au Kenya, ce lundi. Une arrivée discrète mais lourde de sens pour une sélection rajeunie à plus de 90 %, prête à en découdre dans les éliminatoires du Groupe 4/Afrique, l’équivalent d’une Coupe du monde. Du 17 au 20 juin, la capitale kenyane vibrera au rythme de cette jeune garde congolaise.
Un pari sur la jeunesse
Le staff technique, soutenu par le comité fédéral, a pris une décision forte : miser sur une équipe presque entièrement renouvelée. Cinq joueurs seulement ont été convoqués pour ce déplacement. Parmi eux, Arnold Ikondo fait figure de doyen, tandis que quatre jeunes talents découvrent la sélection : Isaac Bokungu, Moïse Essiso, Éternité Kalonji et Loïc Sabwe. Une liste resserrée, où chaque joueur portera une responsabilité immense. Ce choix audacieux reflète une volonté de préparer l’avenir, en offrant à ces jeunes une exposition internationale précoce. Leur inexpérience sera compensée par une énergie brute et une soif de prouver, des atouts qui pourraient surprendre leurs adversaires.
Bokata, capitaine d’un nouveau chapitre
Pavé Bokata conduit cette sélection avec le brassard de capitaine. Son leadership sera déterminant pour souder un groupe où l’inexpérience côtoie l’ambition. Les regards seront braqués sur ces jeunes pousses, appelées à défendre les couleurs nationales sans complexe. Leur mission est claire : montrer que la relève est prête. Bokata, lui-même un joueur expérimenté, devra guider ses coéquipiers dans les moments de pression, transformer l’essai collectif en performance tangible. La dynamique de groupe sera cruciale, car chaque match sera une découverte pour la majorité de l’effectif.
Une organisation inédite
Pour la première fois, la Fédération congolaise a bouclé les primes des joueurs avant le départ. Une avancée notable, saluée en interne. Le logement et la restauration sont entièrement pris en charge, et une enveloppe a même été réservée pour les imprévus. L’ingénieur Georges Koshi Gimeya, président de la Fédération, a piloté cette opération avec le concours de quelques bienfaiteurs. Un dossier a toutefois été introduit auprès des pouvoirs publics pour un décaissement espéré dans les prochains jours. Cette gestion rigoureuse tranche avec les difficultés logistiques souvent rencontrées par le passé. Elle offre aux joueurs un cadre serein pour se concentrer sur l’essentiel : le terrain. En éliminant les tracas financiers, la Fédération crée un environnement propice à la performance, où les jeunes peuvent se focaliser sur leur jeu sans distraction.
Nairobi, tremplin pour l’avenir
Reste à transformer cette préparation en résultats, dès les premiers matches à Nairobi. La compétition s’annonce intense, mais ce groupe rajeuni a l’opportunité de marquer les esprits. Chaque passe, chaque tir sera scruté, car au-delà du score, c’est l’émergence d’une nouvelle génération qui se joue. Les Léopards entrent dans l’arène avec la fougue de leur âge et le soutien d’une organisation enfin huilée. Le rendez-vous est pris : du 17 au 20 juin, le Kenya sera le théâtre d’un possible renouveau du basketball congolais.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: Actualite.cd
