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Airtel Africa : 54 millions d’utilisateurs de mobile money et un bond des transactions à 196 milliards de dollars

Airtel Africa a publié son rapport de développement durable 2026, documentant les progrès réalisés dans l’extension de la connectivité et des services financiers mobiles en Afrique subsaharienne. Ce rapport, couvrant la période 2025/26, montre comment les investissements dans les infrastructures numériques et les partenariats stratégiques transforment concrètement l’accès aux opportunités économiques pour des millions de personnes, en particulier dans les zones rurales et mal desservies.

Une couverture réseau élargie pour réduire la fracture numérique

L’un des piliers de cette transformation est l’extension de la couverture réseau. La population couverte par le réseau mobile est passée de 81,2 % à 81,9 %, avec une progression notable en milieu rural, où la couverture atteint désormais 73,1 % contre 72,2 % l’année précédente. Cette amélioration signifie que davantage de ménages et de petits commerçants peuvent accéder à des services voix et données, condition préalable à toute inclusion numérique.

Parallèlement, le taux de pénétration des services de données a grimpé à 45,9 % (contre 44,2 %), tandis que l’adoption des smartphones a bondi de 44,8 % à 49,5 %. Ces chiffres indiquent que non seulement le réseau s’étend, mais que les populations s’équipent pour en tirer parti. L’application MyAirtel illustre cette dynamique : les transactions via cette plateforme ont atteint 8,3 milliards de dollars, soit une hausse de 80 %, avec 10,5 millions d’utilisateurs actifs par mois. Cela traduit une appropriation rapide des outils numériques pour gérer des opérations quotidiennes, du paiement de factures aux transferts d’argent.

L’inclusion financière par le mobile money

Le service Airtel Money est au cœur de l’impact économique. Sa base de clients a dépassé 54 millions, contre 44,6 millions un an plus tôt. La valeur totale des transactions traitées a bondi de 136 à 196 milliards de dollars, soit une augmentation de 44 %. Cette croissance reflète une intégration plus profonde du mobile money dans les circuits économiques : salaires versés, achats quotidiens, épargne de précaution.

Un fait notable est que 44,1 % des utilisateurs d’Airtel Money sont des femmes, un taux stable par rapport à 2024/25. Cela suggère que le service maintient un accès équilibré, ce qui est crucial pour l’autonomisation économique des femmes dans des contextes où l’accès aux banques traditionnelles reste limité. Le réseau d’agents, passé de 1,7 à 2,4 millions, joue un rôle clé : chaque agent devient un point d’accès aux services financiers et une micro-entreprise, créant des emplois et stimulant l’entrepreneuriat local.

Éducation et emploi : les effets indirects de la connectivité

Au-delà des services financiers, la connectivité soutient l’éducation. Le partenariat entre la Fondation Airtel Africa et l’UNICEF a permis de connecter gratuitement 3 043 écoles à Internet, contre 2 176 en 2024/25. Pour les élèves et les enseignants, cela ouvre l’accès à des ressources pédagogiques en ligne, un levier essentiel dans des régions où les manuels et les bibliothèques font défaut.

Sur le plan de l’emploi, la parité au sein du groupe Airtel Africa progresse lentement : les femmes représentent 29,9 % des effectifs, contre 29,2 % l’année précédente. Si cette hausse est modeste, elle indique une attention portée à la diversité dans un secteur technologique souvent dominé par les hommes. Combiné au réseau d’agents, l’effet sur l’emploi est double : emplois directs au sein de l’entreprise et emplois indirects via l’écosystème de distribution.

Réduire l’empreinte environnementale des opérations

La croissance du réseau s’accompagne d’efforts pour limiter son impact environnemental. Plus de 950 sites d’infrastructures sont passés d’une alimentation hors réseau (souvent des générateurs diesel) à une alimentation sur réseau, contre 500 l’année précédente. Cette transition a permis de réduire la consommation de diesel de 9,1 millions de litres sur l’année. Pour les communautés locales, cela signifie moins de pollution atmosphérique et sonore, et pour l’entreprise, une résilience opérationnelle accrue face à la volatilité des prix du carburant.

Enfin, 94 % des déchets produits ont été recyclés, contre 93 % en 2024/25. Cette progression, bien que légère, montre une gestion plus systématique des déchets électroniques et autres résidus, un enjeu critique dans des pays où les infrastructures de recyclage sont souvent insuffisantes.

Ces résultats, présentés selon les normes GRI et les directives de la GSMA, dessinent une trajectoire où l’investissement privé dans le numérique produit des effets concrets sur l’inclusion financière, l’éducation et l’emploi, tout en réduisant progressivement l’empreinte carbone. Pour les ménages et les petits entrepreneurs, cela se traduit par un accès élargi à des services essentiels, une réduction des coûts de transaction et de nouvelles sources de revenus.

Article Ecrit par Amissi G

Source: Actualite.cd

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