AccueilActualitéSecuritéBombardements à Walikale : un calme précaire après les frappes de l'AFC/M23

Bombardements à Walikale : un calme précaire après les frappes de l’AFC/M23

Un calme précaire est observé ce mercredi 23 avril dans les villages de Bubolwa et Kasumba, groupement Kisimba, territoire de Walikale, au Nord-Kivu. Après deux jours de bombardements intenses attribués aux rebelles de l’AFC/M23, la région tente de retrouver une routine fragile. Mais la peur demeure.

Tout a commencé mardi 21 avril. Des éléments de l’AFC/M23, venus de Malemo dans le territoire voisin de Masisi, ont largué des bombes sur les positions des forces gouvernementales. Les frappes ont visé les collines de Bubolwa, dans la localité de Banakindi, ainsi que Kasumba, dans la localité de Banansuka. Les explosions ont résonné jusqu’aux villages environnants, semant la panique. Les localités de Mindjendje, Mpety, Katobi et Buray ont été particulièrement touchées par la psychose collective. Des familles entières ont fui leurs maisons, cherchant refuge dans les brousses ou chez des proches.

Les témoignages rapportent des scènes de confusion. « Nous avons entendu les détonations et nous avons couru sans savoir où aller », confie un habitant sous couvert d’anonymat. Les bombardements à Walikale ont provoqué une suspension brutale des activités économiques. Les marchés hebdomadaires, véritables poumons des échanges locaux, ont été désertés. Les enfants ont cessé de se rendre à l’école. La tension au Nord-Kivu s’est hissée à un niveau critique.

Ce jeudi, un retour progressif au calme est signalé. Les autorités locales indiquent que les déplacements reprennent timidement. Certains commerçants ont rouvert leurs étals, mais avec prudence. « Nous restons aux aguets. On ne sait jamais quand ils reviendront », confie une marchande de produits vivriers. La reprise est précaire. La population civile reste marquée par la peur. Le sentiment d’insécurité est omniprésent. Les habitants réclament une présence renforcée des forces de l’ordre dans les zones exposées.

Les affrontements entre l’AFC/M23 et les forces régulières ne sont pas nouveaux dans cette partie du Nord-Kivu. Depuis plusieurs mois, les groupes armés multiplient les incursions dans la région de Walikale, riche en minerais et en ressources naturelles. L’armée nationale mène des opérations de ratissage, mais les rebelles exploitent la topographie accidentée pour lancer des attaques éclair. Les bombardements de cette semaine s’inscrivent dans une escalade inquiétante. Que faut-il attendre des prochaines heures ? Les observateurs craignent une reprise des hostilités si aucune mesure dissuasive n’est prise.

La situation sécuritaire instable dans le Nord-Kivu pèse lourdement sur les civils. Les organisations humanitaires appellent à un cessez-le-feu immédiat et à la protection des populations. « On ne peut pas accepter que des villages entiers vivent sous la menace constante des bombes », dénonce un responsable local. Pour l’instant, le calme tient, mais il est suspendu à une décision militaire ou à une nouvelle provocation. Les regards sont tournés vers les collines de Bubolwa et Kasumba, où le silence n’est qu’une trêve.

Les autorités provinciales annoncent l’envoi d’une mission d’évaluation dans les prochains jours. Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes des bombardements et identifier les responsables. Mais dans l’immédiat, le mot d’ordre est à la vigilance. La population civile, elle, compte les jours avant la prochaine alerte. L’incertitude reste le seul horizon tangible dans cette région meurtrie par des années de conflit.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd

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