Le monde du football congolais vient de vivre un moment historique ce vendredi 17 avril 2026. Aziz Makukula, figure emblématique des terrains, a franchi un pas décisif en déposant officiellement sa candidature à la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA). Un geste lourd de symboles, porté par la conviction que le temps des anciens joueurs est venu. Mais cette démarche va-t-elle réellement bouleverser le paysage footballistique de la République Démocratique du Congo ?
Après plus de trois heures d’attente dans les bureaux de la FECOFA, l’ancien attaquant est ressorti, un précieux reçu en main, le visage marqué par la satisfaction d’une mission accomplie. « Le cachet est là, tout est en ordre. Ce n’était pas facile, mais nous sommes prêts », a-t-il lancé, soulageant ses nombreux supporters. Ce dépôt n’est pas un acte isolé. Il est le fruit d’une mûre réflexion et d’un apprentissage qui, selon ses dires, a débuté en 2014. Makukula ne se présente pas en novice, mais en homme ayant patiemment étudié les rouages, les forces et les faiblesses de la « maison football » qu’il prétend désormais diriger.
L’annonce de la candidature d’Aziz Makukula aux élections FECOFA mai 2026 a immédiatement créé un électrochoc. Soutenu par un panthéon d’anciennes gloires, dont les incontournables Matoumona Zola Roum et Mbiyavanga, sa démarche prend des allures de mouvement. « C’est un moment spécial qui va rester dans les mémoires », a déclaré le candidat, conscient de porter les espoirs de toute une génération de footballeurs ayant chaussé les crampons pour la nation. Son discours est clair : il est temps que ceux qui ont vécu le jeu de l’intérieur, qui ont sué sous le maillot national, participent activement aux décisions qui façonnent l’avenir du ballon rond congolais.
Le mot d’ordre de sa campagne ? Le changement. Un changement radical, basé sur des fondations saines. « Nous voulons le changement. Il faut de la transparence et du respect pour ce pays. C’est essentiel », a-t-il martelé, lançant un appel sans équivoque pour un processus électoral clair et crédible. Dans un contexte où la gouvernance des instances sportives est souvent scrutée, ce plaidoyer pour la transparence résonne comme une promesse de rupture. Makukula pose ainsi les premiers jalons d’une bataille qui ne se jouera pas seulement dans les urnes, mais aussi dans l’opinion publique, avide de renouveau après des années de gestion souvent critiquée.
Avec ce dépôt, Aziz Makukula devient le premier prétendant à officialiser sa démarche pour la présidence fédération football Congo. Une position de pionnier qui lui confère à la fois une visibilité médiatique et une pression considérable. Tous les regards sont désormais tournés vers la commission électorale, chargée de valider ou non son dossier. S’il est validé, il se lancera dans la course pour succéder à Constant Omari Selemani, avec l’ambition affichée d’apporter « une nouvelle vision ».
Cette candidature ouvre-t-elle la voie à une nouvelle ère, celle des anciens footballeurs candidats aux plus hautes fonctions ? L’Association des anciens footballeurs du Congo (AAFC), dont Makukula est un membre actif, semble y croire fermement. Son entrée en lice incarne une revendication plus large : la reconnaissance de l’expertise du terrain. Les électeurs, composés des délégués des ligues et districts, auront-ils à cœur de tourner la page et de confier les clés à un homme dont le palmarès sportif est indéniable ? La question est posée.
La route vers le scrutin du 20 mai s’annonce longue et semée d’embûches. Entre les meetings, les alliances à nouer et la présentation d’un projet fédéral détaillé, Makukula devra convaincre au-delà du cercle des anciens joueurs. Il devra démontrer qu’une carrière exceptionnelle sur le gazon est un atout, et non un handicap, pour manager une institution aussi complexe. Son équipe devra articuler une vision précise sur le développement du football de base, la gestion des équipes nationales, la professionnalisation des clubs et la transparence financière.
En attendant le coup d’envoi de cette campagne électorale cruciale pour l’avenir du football en République Démocratique du Congo, une chose est sûre : le paysage a déjà changé. La barrière psychologique est tombée. Un ancien international a osé viser le sommet. Que l’on soit pour ou contre, cette candidature impose un débat de fond sur les compétences nécessaires pour piloter la FECOFA. Le match pour la FECOFA élections 2026 est officiellement lancé, et Aziz Makukula a déjà marqué un but symbolique en étant le premier à se lancer. La suite dépendra de sa capacité à transformer cette opportunité en victoire finale, pour lui et pour tous ceux qui voient en lui le porteur d’un nouveau souffle.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: footrdc.com
