La décision de réduire la durée de validité de certains forfaits internet à Kinshasa a provoqué une onde de choc parmi les abonnés. Le forfait de 1 gigaoctet, autrefois utilisable pendant 24 heures, expire désormais à 23h59 le jour même de son activation. Cette mesure, qui touche directement le quotidien des usagers, soulève une question simple : comment les consommateurs s’adaptent-ils à une offre qui se resserre ?
Une contrainte quotidienne pour les abonnés
À Kinshasa, la modification des conditions d’utilisation des forfaits internet ne passe pas inaperçue. De nombreux utilisateurs, habitués à étaler leur consommation sur une journée entière, se retrouvent contraints de revoir leurs habitudes. Pour éviter de perdre des données non consommées avant l’expiration, plusieurs abonnés se tournent vers des formules offrant une durée plus longue, notamment des forfaits valables 72 heures. Jean-Marc, rencontré à la Gombe, résume le sentiment général : « La réduction de la durée de validité est une contrainte supplémentaire dans la gestion quotidienne de notre consommation. »
Le contrôle citoyen du Parlement des Étudiants
Face à ces préoccupations, le Parlement des Étudiants a mené en août un contrôle citoyen auprès de l’ARPTC et des principaux acteurs du secteur. Selon son président, André Kakubu, cette démarche a permis d’obtenir des réponses à plusieurs interrogations des usagers. Il salue notamment la mise en place d’une Task Force consacrée au suivi de la qualité des services. Cette initiative, bien que saluée, ne règle pas immédiatement le problème de la durée des forfaits, mais elle ouvre un canal de dialogue entre les consommateurs et les régulateurs.
La qualité des services en question
La question de la mauvaise qualité des services de télécommunication alimente les discussions sur l’évolution des offres proposées par les opérateurs. À Kinshasa, les abonnés expriment leur frustration face à des services qui ne répondent pas toujours à leurs attentes. La réduction de la durée de validité des forfaits internet s’ajoute à une liste de griefs déjà longue. Les opérateurs, de leur côté, justifient ces changements par la nécessité d’adapter leurs offres aux réalités du marché, mais les usagers peinent à y voir un avantage.
Un enjeu de responsabilité publique
Au-delà des aspects techniques, cette situation met en lumière un enjeu de responsabilité publique. L’ARPTC, en tant qu’autorité de régulation, est appelée à veiller à l’équilibre entre les intérêts des opérateurs et ceux des consommateurs. Le contrôle citoyen mené par le Parlement des Étudiants montre que la société civile peut jouer un rôle actif dans ce domaine. Reste à savoir si ces efforts aboutiront à des améliorations concrètes pour les abonnés de Kinshasa, qui attendent des réponses à la hauteur de leurs préoccupations.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: radiookapi.net
