Dans le silence feutré des rédactions de Kinshasa, une onde de tristesse s’est propagée ce dimanche 30 août 2026. La presse congolaise a perdu l’une de ses jeunes plumes les plus discrètes et pourtant les plus prometteuses. Théodore Ngandu s’en est allé, laissant derrière lui le souvenir d’un professionnel dont la courtoisie et l’intelligence avaient su marquer ceux qui l’ont côtoyé. Sa disparition brutale plonge la corporation dans un deuil profond, rappelant combien le journalisme rd-congolais se construit aussi à travers des figures humbles et dévouées.
Une trajectoire forgée dans l’écoute et l’humilité
Le parcours de Théodore Ngandu dessine une ascension patiente dans l’univers médiatique rd-congolais. Passé par Télé 7, il avait ensuite rejoint le Groupe de presse Geolpolis, où sa collaboration étroite avec William Kalengay avait révélé un journaliste réceptif aux conseils de ses aînés. Ses confrères se souviennent d’un homme humble, passionné par les questions d’actualité, qui savait écouter avant d’écrire. Cette capacité d’écoute, rare dans un milieu souvent dominé par l’urgence, lui avait permis de tisser des liens solides et de gagner le respect de ses pairs. Sa courtoisie naturelle et son intelligence discrète faisaient de lui un collaborateur apprécié, toujours prêt à apprendre et à se remettre en question.
L’Agence Congolaise de Presse, un aboutissement mérité
Son talent et sa rigueur l’avaient conduit jusqu’aux portes de l’Agence Congolaise de Presse (ACP). Retenu à l’issue d’un concours de recrutement particulièrement sélectif, il y occupait le poste de secrétaire de rédaction. Affecté au desk Province, Théodore Ngandu mettait ses compétences au service du média public, contribuant à la vitalité de l’information dans un pays où chaque mot compte. Ce poste, obtenu au terme d’une sélection exigeante, témoignait de la reconnaissance de ses qualités professionnelles par l’institution. Au sein de l’ACP, il participait à la couverture des réalités provinciales, un travail essentiel pour relier la capitale aux territoires souvent oubliés du récit national.
Une perte pour toute une corporation
La disparition de ce journaliste constitue une perte considérable pour l’ACP, le Groupe de presse Geolpolis et l’ensemble de la corporation journalistique rd-congolaise. Dans un paysage médiatique souvent éprouvé, la figure de Théodore Ngandu incarnait une relève discrète mais déterminée. Sa mémoire restera comme celle d’un professionnel qui, sans bruit, avait su gagner le respect de ses pairs. Au-delà des institutions, c’est toute une génération de jeunes journalistes qui se retrouve orpheline d’un modèle de persévérance et d’humilité. Son départ laisse un vide dans les rédactions, mais aussi une leçon : celle d’un métier exercé avec passion, sans jamais sacrifier l’écoute et la courtoisie.
Article Ecrit par Yvan Ilunga
Source: Eventsrdc
