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Beni : les enseignants du SYNECATH conditionnent la rentrée au paiement et à la riposte Ebola

Les enseignants des écoles conventionnées catholiques de Bungulu, à Beni, posent une condition claire avant de reprendre le chemin des classes : le paiement effectif des nouvelles unités inscrites sur les listes de paie depuis juin 2026. Réunis en assemblée générale ordinaire ce dimanche 23 août 2026, les membres du Syndicat national des écoles conventionnées catholiques (SYNECATH) ont exprimé leur volonté de voir la rentrée scolaire 2026-2027 se dérouler dans des conditions salariales et sanitaires acceptables.

Cette exigence traduit une préoccupation concrète pour les enseignants concernés. Selon Muhindo Katsuva Delphin, secrétaire permanent sous-provincial du SYNECATH, les nouvelles unités n’ont toujours pas perçu leur salaire malgré leur présence sur les listings de paie depuis le mois de juin. « Nous revenons de l’assemblée générale ordinaire des membres du SYNECATH. Les enseignants se disent prêts pour la rentrée scolaire 2026-2027, mais sous certaines conditions. C’est notamment la prise en charge effective des nouvelles unités », a-t-il expliqué à l’issue de la rencontre.

Un retard de paiement qui pèse sur la préparation de la rentrée

Le retard de paiement des nouvelles unités constitue le premier point de blocage. Ces enseignants, pourtant intégrés administrativement, attendent leur rémunération depuis plusieurs semaines. Cette situation crée une incertitude financière pour les personnels concernés, qui doivent faire face aux dépenses courantes tout en se préparant à reprendre le travail. Le syndicat conditionne donc la reprise effective des cours à la régularisation de ces salaires, estimant que la prise en charge des nouvelles unités est un préalable indispensable à une rentrée sereine.

La demande porte sur un mécanisme simple : que les enseignants inscrits sur les listings de paie perçoivent effectivement leur dû. Sans cette garantie, le SYNECATH Bungulu/Beni estime que les conditions ne sont pas réunies pour une reprise normale des activités scolaires. Cette position, exprimée lors de l’assemblée, reflète une attente partagée par les membres du syndicat, qui souhaitent éviter une rentrée marquée par des difficultés financières individuelles.

La prévention contre Ebola, deuxième condition posée par les enseignants

Au-delà de la question salariale, les enseignants demandent la mise en place de garanties sanitaires dans les établissements scolaires. Le contexte épidémiologique, marqué par la maladie à virus Ebola, justifie cette exigence. Les membres du SYNECATH réclament la dotation de toutes les écoles en équipements nécessaires à la riposte contre cette épidémie. Cette demande vise à protéger à la fois les élèves et le personnel enseignant, en limitant les risques de propagation du virus dans les salles de classe.

La prévention contre Ebola passe par des gestes simples et des équipements adaptés. Les enseignants souhaitent que chaque école dispose des moyens de mettre en œuvre les mesures barrières recommandées. Cette condition sanitaire s’ajoute à la condition salariale, formant un ensemble de prérequis que le syndicat juge indispensables pour une rentrée scolaire 2026-2027 dans de bonnes conditions.

Une rentrée sous conditions, entre attentes salariales et protection sanitaire

La position du SYNECATH Bungulu/Beni illustre la double préoccupation des enseignants : être payés pour leur travail et exercer dans un environnement sûr. Le paiement des nouvelles unités et la dotation en équipements de riposte contre Ebola sont présentés comme des conditions cumulatives. Tant que ces deux points ne seront pas réglés, la reprise des activités scolaires reste incertaine dans cette partie de la province éducationnelle Nord-Kivu 2.

Cette situation met en lumière les défis pratiques auxquels sont confrontés les enseignants à l’approche de la rentrée. D’un côté, la régularisation salariale des nouvelles unités est une question de justice et de motivation. De l’autre, la protection contre Ebola est une question de santé publique. Le syndicat attend des autorités compétentes des réponses concrètes sur ces deux fronts, afin que la rentrée scolaire 2026-2027 puisse se dérouler sans compromis sur les droits des enseignants ni sur la sécurité sanitaire des élèves.

Article Ecrit par Amissi G

Source: actu30.cd

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