La riposte contre la maladie à virus Ebola dans la province de la Tshopo vient de recevoir un appui logistique destiné à accélérer les interventions sur le terrain. Le jeudi 20 août 2026, l’agence belge de développement Enabel a remis au gouvernement provincial une ambulance, dix motos DT, des médicaments et divers matériels médicaux. Ce don vise à renforcer la mobilité des équipes engagées dans la surveillance, la sensibilisation et le suivi des alertes, tout en améliorant les capacités d’évacuation des personnes nécessitant une prise en charge.
Recevant cet appui au nom de la province, le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga a salué l’engagement de la Belgique à travers Enabel. Il a exprimé sa gratitude envers la coopération bilatérale entre le Royaume de Belgique et la République démocratique du Congo. Au-delà de la question des moyens, l’autorité provinciale a toutefois souligné un obstacle majeur à l’efficacité de la riposte : la réticence de certaines communautés face à la réalité de la maladie.
Un appui logistique pour rapprocher les équipes des communautés
Les dix motos remises par Enabel doivent faciliter l’accès des équipes de riposte aux zones concernées. Dans une province où les distances et l’état des routes peuvent ralentir les interventions, ces engins représentent un levier concret pour la surveillance à base communautaire et le suivi des alertes. L’ambulance, quant à elle, renforce les capacités de transport et d’évacuation des personnes présentant des symptômes ou nécessitant une prise en charge rapide.
Les médicaments et le matériel médical fournis viennent compléter les capacités opérationnelles des structures de santé locales. Cet ensemble d’équipements doit permettre aux équipes de répondre plus rapidement aux signalements et de limiter les délais entre la détection d’un cas suspect et sa prise en charge. Pour les autorités provinciales, l’enjeu est désormais de transformer ces moyens en interventions plus rapides sur le terrain.
La réticence communautaire, un défi persistant
Le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga a insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation et la surveillance à base communautaire. Selon lui, la résistance de certaines communautés et la réticence face à la réalité de la maladie à virus Ebola constituent des défis majeurs dans la riposte. Cette situation peut entraver le signalement des alertes et compliquer le travail des équipes sanitaires.
L’adhésion des populations est en effet indispensable pour améliorer la détection précoce des cas et limiter la propagation du virus. Les autorités comptent sur les nouveaux moyens logistiques pour intensifier les actions de proximité, mais elles rappellent que la confiance des communautés reste un facteur déterminant. Sans une participation active des habitants, les efforts de surveillance et de sensibilisation risquent de rester insuffisants.
Un partenariat bilatéral au service de la santé publique
Ce soutien d’Enabel s’inscrit dans le cadre de la coopération entre la Belgique et la République démocratique du Congo. Le gouverneur a remercié l’ensemble des partenaires, en particulier la coopération bilatérale, pour cet appui qui arrive à un moment où la riposte doit faire face à des défis à la fois logistiques et communautaires. L’objectif est de donner aux équipes les moyens de travailler plus efficacement, tout en poursuivant le dialogue avec les populations.
Pour les autorités provinciales, l’amélioration de la mobilité et des capacités médicales ne suffira pas si les communautés ne s’approprient pas les messages de prévention. La riposte contre Ebola en Tshopo dépend donc autant de la disponibilité des équipements que de la capacité des acteurs à instaurer un climat de confiance. Les prochaines semaines permettront d’évaluer l’impact de ce nouvel appui sur la rapidité des interventions et l’adhésion des populations.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
