Deux écoles primaires du Kasaï-Oriental, Bipemba et Disamba, retrouvent leur fonction éducative après des années de détournement liées aux violences du phénomène Kamwina Nsapu. Les travaux de réhabilitation, menés dans le cadre du programme de réparations collectives du Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV), permettent un retour progressif à la normalité.
Des infrastructures scolaires libérées de l’occupation humanitaire
Jusqu’à récemment, les salles de classe de ces établissements servaient de sites d’accueil pour des familles déplacées par les affrontements. Cette situation, conséquence directe des troubles, avait interrompu l’activité pédagogique. La réhabilitation en cours met fin à cette occupation, rendant les locaux aux enseignants et aux élèves. Le FONAREV, en pilotant ces interventions, inscrit son action dans une logique de restauration des services de base. Les travaux ont consisté à rénover les bâtiments endommagés et à remettre en état les équipements essentiels, permettant ainsi de rétablir des conditions minimales d’enseignement. Ce processus de libération des espaces scolaires constitue une étape concrète vers la normalisation de la vie communautaire, après des années de précarité pour les populations affectées.
Le FONAREV et la logique des réparations collectives
L’établissement public souligne que les réparations collectives constituent un levier pour accompagner les victimes dans leur processus de reconstruction. Au-delà de la remise en état des bâtiments, l’objectif est de restaurer la dignité des communautés affectées et de renforcer la cohésion sociale. Cette approche vise à garantir aux enfants un environnement favorable à leur éducation, condition essentielle pour un avenir apaisé. Le FONAREV considère que ces interventions ne se limitent pas à une simple réhabilitation matérielle, mais participent d’une démarche plus large de justice réparatrice. En redonnant aux écoles leur vocation première, il s’agit de reconnaître les préjudices subis par les communautés et de poser les bases d’une résilience durable. La réouverture des classes symbolise ainsi un pas vers la réconciliation et la reconstruction du tissu social, mis à mal par les violences.
Un cadre d’apprentissage sécurisé et un signal pour la communauté
Les élèves reprennent le chemin de l’école dans des infrastructures rénovées, offrant un cadre plus sécurisé et propice à l’apprentissage. Ce retour s’accompagne d’une volonté de redonner à l’école son rôle de lieu d’apprentissage, d’espoir et de paix. Le FONAREV réaffirme ainsi son engagement à soutenir la reconstruction des communautés touchées par les conflits, en misant sur l’éducation comme pilier de la résilience. La présence des enfants dans les salles de classe rétablies constitue un indicateur tangible du rétablissement progressif de la normalité dans la région. Pour les familles, cette réhabilitation représente plus qu’une simple amélioration des conditions d’enseignement : elle incarne la perspective d’un avenir où les services essentiels ne sont plus entravés par les séquelles des affrontements. L’initiative du FONAREV, en ciblant les infrastructures éducatives, envoie un signal fort sur la priorité accordée à la jeunesse et à la prévention de nouveaux cycles de violence.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
