À Jakarta, PHC a porté la voix de la filière congolaise de l’huile de palme devant les pays producteurs réunis au sein du CPOPC. La participation de Plantations et Huileries du Congo au 31st Senior Officials Meeting, le 29 juin 2026, compte pour la RDC parce qu’elle place la production nationale dans une discussion internationale sur la durabilité, la compétitivité, l’innovation et la coopération.
Conduite par sa directrice générale, Monique Gieskes, la délégation de PHC a présenté une approche centrée sur une transformation progressive de la filière. L’enjeu est pratique: mieux organiser la production, intégrer davantage les petits producteurs, renforcer les compétences et rapprocher la chaîne de valeur congolaise des standards internationaux de durabilité.
Jakarta ouvre un cadre de coopération
Le Senior Officials Meeting du Council of Palm Oil Producing Countries est un espace d’échanges entre États producteurs et acteurs institutionnels. Il sert à suivre l’évolution du secteur mondial de l’huile de palme, à repérer les possibilités de coopération et à renforcer les échanges techniques entre pays producteurs.
La présence de PHC à cette rencontre intervient après l’adhésion récente de la RDC au CPOPC. Pour la filière congolaise, cette intégration ouvre une phase où le pays peut davantage participer aux discussions internationales sur les règles, les pratiques et les priorités du secteur. Dans ce cadre, PHC réaffirme son engagement pour une filière durable, inclusive et mieux structurée en République démocratique du Congo.
Une filière à structurer autour des producteurs
PHC a présenté cinq priorités pour accompagner la transformation du palmier à huile en RDC: la relance durable de la production nationale, le développement d’une chaîne de valeur locale plus intégrée, l’inclusion organisée des petits producteurs, le renforcement du capital humain et l’alignement progressif sur les standards internationaux de durabilité.
Pour les producteurs, cela signifie d’abord une organisation plus lisible. Une première phase de terrain a été engagée dans les zones de Mongala, Tshopo et Équateur. Elle porte sur la formation, l’organisation des producteurs et l’accompagnement vers des formes plus structurées, notamment les coopératives.
Le dispositif prévoit aussi le renforcement des capacités techniques, l’amélioration de l’accès aux intrants, un appui technique continu et un accès au marché. Dans ce modèle, PHC se positionne comme partenaire technique, facilitateur d’accès au marché et appui au développement économique local. L’objectif annoncé reste prudent: construire progressivement une chaîne de valeur plus stable, sans isoler les petits producteurs du reste de la filière.
Femmes, formation et conditions de travail
L’entreprise met également en avant l’inclusion des femmes et l’évolution de leur représentation ces dernières années. Cette progression est présentée comme une transformation structurelle graduelle, avec une volonté de renforcer l’accès des femmes aux opportunités professionnelles, y compris dans les fonctions de supervision et de management.
PHC indique aussi poursuivre le renforcement de ses mécanismes de prévention, de protection et de bien-être au travail. Pour les employés, ces mesures visent un environnement professionnel plus sûr, respectueux et inclusif. L’entreprise rattache cette dynamique à la formation continue, notamment à travers la PHC Academy, qui soutient l’amélioration des compétences techniques et managériales.
Depuis 2021, avec Kuramo Capital Management comme actionnaire principal, PHC affirme avoir engagé une transformation de ses opérations et de son impact social, portée par une équipe dirigeante entièrement congolaise. La société indique avoir triplé sa production d’huile de palme, réduit significativement ses coûts opérationnels et renforcé sa performance globale.
Des services utiles dans les zones rurales
Au-delà de la production, PHC associe son engagement filière à des investissements dans les territoires où elle opère. L’entreprise est présente dans la Tshopo, la Mongala et l’Équateur. Elle affirme contribuer aux infrastructures rurales, notamment les routes, les services sociaux de base et les infrastructures communautaires, avec l’objectif de réduire l’isolement des zones de production et de faciliter les échanges.
PHC emploie plus de 11 000 personnes et se présente comme le premier employeur privé du pays. Elle gère aussi un réseau social comprenant 4 hôpitaux, 3 centres de santé et 16 dispensaires. L’entreprise cite également des investissements dans les écoles, les infrastructures de santé publique, les forages d’eau potable, les routes, les ponts et les ports.
Sur le plan environnemental, PHC réaffirme engagement en faveur de la biodiversité et de la gestion durable des ressources naturelles. Le Bonobo Protection Project, mis en œuvre par la PHC Foundation avec le CREF et d’autres partenaires, illustre cette orientation. L’approche défendue consiste à articuler production responsable et préservation des écosystèmes du bassin du Congo, dans une filière appelée à se moderniser sans perdre de vue ses effets sociaux et territoriaux.
Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
