Le football congolais vibre d’un nouvel élan. La Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) a frappé un grand coup symbolique en posant ses valises à Boende et Mbandaka pour son tout premier déplacement officiel. Un choix qui claque comme un coup de sifflet dans le silence des provinces longtemps oubliées.
Véron Mosengo-Omba, le nouveau patron du football national, n’a pas fait dans la demi-mesure. Accompagné de ses vice-présidents Amadou Diaby et Dayoni Wawa, il a arpenté le terrain, littéralement. Ce voyage, c’est un électrochoc pour le développement football à la base. Mais pourquoi commencer par ces villes ? La réponse est sur le terrain, jamais dans les salons feutrés de Kinshasa.
À Boende, dans la paisible province de la Tshuapa, la délégation a découvert un joyau : le stade Guy Loando. Une pelouse synthétique impeccable, des installations qui tranchent avec le paysage. Et quel symbole ! Cette infrastructure, financée par la Fondation WIDAL et portant le nom du ministre Guy Loando Mboyo, enfant du terroir, est bien plus qu’un stade. C’est un manifeste. Un défi lancé à l’immobilisme. La FECOFA peut-elle faire de ce lieu le fer de lance du renouveau footballistique provincial ? Les images parlent : des jeunes, des maillots neufs, des ballons distribués. Le football à Boende respire.
La caravane ne s’est pas arrêtée là. Cap sur Mbandaka, dans la province de l’Équateur. L’accueil du gouverneur Bobo Boloko Bolumbu et des autorités sportives locales a été à la hauteur de l’enjeu. Ici, le stade Bakusu, monument du football équatorien, vit une mue spectaculaire. Réhabilitation en cours, nouvelle pelouse synthétique sous les pieds, poteaux flambant neufs, sanitaires modernisés… Et bientôt, des vestiaires et gradins dignes de ce nom. La Fondation WIDAL, encore elle, orchestre cette renaissance. Quand le privé et le public s’allient, le football congolais peut-il rêver plus grand ?
Véron Mosengo-Omba n’a pas caché son émotion ni sa détermination. « Faire vivre le football dans toutes les provinces », a-t-il martelé. Ce credo, c’est le fil rouge de son mandat à la tête de la FECOFA. Oubliez les discours creux : ici, on parle de développement football concret. Ce déplacement à Boende et Mbandaka prouve une chose : le centre du monde footballistique congolais ne se limite plus à Kinshasa ou Lubumbashi. Le souffle nouveau vient du cœur de la forêt équatoriale, des rives du fleuve. Le stade Guy Loando et le stade Bakusu sont les nouveaux symboles d’une FECOFA qui veut labourer le terrain du possible.
Alors, simple opération de communication ou véritable tournant ? Les actes ont parlé. Équipements, visites, promesses de suivi… La machine est lancée. Et si le développement football en RDC passait finalement par la revitalisation des cités oubliées ? Les supporters de Boende et Mbandaka, eux, y croient dur comme le synthétique de leur nouveau terrain.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: radiookapi.net
