Le football congolais vient de tourner une page historique. Ce lundi 4 mai, les clubs et ligues provinciales ont tranché : Timothée Menayame est le nouveau président de la Ligue nationale de football (LINAFOOT). Une victoire arrachée de haute lutte, au terme d’un scrutin à suspense qui a tenu les observateurs en haleine. Alors, ce changement de garde annonce-t-il vraiment le renouveau tant attendu ?
Le verdict des urnes est sans appel, mais serré. Au second tour, Menayame a devancé son rival Delphin Kikuni par 65 voix contre 63. Un écart infime, symbole d’une élection où chaque bulletin comptait. Avant cela, le premier tour avait déjà donné le ton : Menayame en tête avec 50 voix, Kikuni 48, et Jean-Claude Boto 29, plus un bulletin blanc. Une compétition âpre, digne d’un derby de la LINAFOOT, où chaque camp a mobilisé ses forces jusqu’au bout.
Mais qui est Timothée Menayame ? Jusque-là président d’un club, il incarne pour beaucoup l’espoir d’une gestion plus professionnelle. Il hérite d’une lourde charge : succéder à Bosco Mwehu Kofela, qui a dirigé la LINAFOOT pendant huit ans. Un mandat marqué par des avancées, mais aussi des zones d’ombre. Le nouveau boss arrive donc avec une mission claire : redynamiser le championnat national, et surtout relancer une Ligue 2 qui souffre depuis trop longtemps.
« C’est le début d’une nouvelle ère », clament ses partisans. Et de fait, les attentes sont immenses. Le football congolais, riche de talents mais souvent freiné par des problèmes structurels, réclame un électrochoc. Menayame promet plus de rigueur, plus de professionnalisme, et un accent mis sur le terrain. « Place aux résultats », martèlent ses proches. Mais les défis sont nombreux : financement, infrastructures, calendrier, et surtout, la crédibilité d’une institution qui doit reconquérir la confiance des acteurs.
Cette élection, c’est aussi le signe d’une aspiration au renouveau. Les clubs ont massivement voté pour un changement de cap. À Kikuni, qui menait une campagne solide, il n’a manqué que deux petites voix. Preuve que le climat était tendu, mais que la démocratie interne a parlé. Désormais, tous les regards se tournent vers Timothée Menayame. Saura-t-il unir les forces vives du football congolais ? Parviendra-t-il à redonner à la LINAFOOT son lustre d’antan et à propulser le pays vers les sommets du continent ?
Une chose est sûre : l’heure est à l’action. Le nouveau président et son équipe sont attendus au tournant. La relance du championnat national, la réorganisation des compétitions, la professionnalisation des clubs : autant de chantiers qui ne souffrent plus de délai. Le football congolais a soif de succès, et ce scrutin est peut-être le premier pas vers une renaissance. Sur le terrain comme dans les bureaux, le jeu ne fait que commencer.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: Actualite.cd
