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Reddition Mobondo à Kwamouth : 16 armes de guerre récupérées par les FARDC

Un nouveau pas vers la pacification du Mai-Ndombe a été franchi ce jeudi 12 mars 2026. Dans le village de Kinsele, situé sur l’axe stratégique de la route nationale N°17 en territoire de Kwamouth, une cérémonie solennelle a scellé la reddition d’éléments Mobondo aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Cet événement, orchestré dans le secteur des opérations Ngemba, complète une série de retraits volontaires du conflit observés ces derniers mois dans cette province longtemps meurtrie.

Le geste est concret et lourd de symbole. Pas moins de seize armes de guerre ont changé de mains, passant des combattants de la milice aux mains des soldats réguliers. L’arsenal déposé témoigne de la capacité de nuisance du groupe. Selon le détail communiqué par les autorités militaires, les forces loyalistes ont récupéré une mitrailleuse polyvalente PKM, dix fusils d’assaut de type Kalachnikov AK-47 et cinq armes de calibre 12. Des munitions de guerre accompagnaient cet équipement, mettant hors d’état de nuire un pan significatif du potentiel offensif des rebelles dans ce secteur.

La présence d’une délégation du ministère de la Défense nationale lors de cette reddition à Kwamouth n’est pas anodine. Elle souligne l’importance que les autorités de Kinshasa accordent à ce processus de désarmement volontaire. Cette démarche est perçue comme un pilier essentiel de la stratégie visant à rétablir une paix durable dans l’ouest du pays, une région où les tensions communautaires et les activités des groupes armés ont durablement déstabilisé la sécurité des populations.

Au-delà du métal et de la poudre, ce sont des hommes qui ont choisi de tourner la page. Plusieurs combattants Mobondo ont, en effet, suivi le chemin de la reddition, déposant les armes et se plaçant sous la protection des FARDC. Le porte-parole des opérations Ngemba, le capitaine Antony Mualushayi, a salué cette décision. Pour lui, ces actes ne sont pas isolés ; ils reflètent une volonté réelle, au sein d’une frange de la rébellion, d’abandonner la lutte armée et de réintégrer le cadre civil. Le message des autorités militaires est clair : cette porte reste ouverte. Le commandement encourage vivement les autres membres encore actifs du groupe à emboîter le pas, présentant cette option comme la voie la plus sûre pour contribuer à la stabilité de leur région natale.

Que deviennent ces anciens combattants et le matériel saisi ? Conformément aux procédures établies pour ce type de situation, un transfert immédiat vers la capitale a été effectué. Les hommes reddus et les armes de guerre récupérées ont été convoyés à Kinshasa. L’objectif est double : d’une part, soumettre les ex-rebelles à un processus administratif et sécuritaire rigoureux, incluant souvent une période de vérification et de sensibilisation avant une éventuelle réinsertion. D’autre part, les armes seront expertisées et mises hors service de manière définitive, empêchant toute re-circulation dans le circuit illicite.

Cette opération s’inscrit dans un contexte plus large de pression militaire et d’offres de dialogue. Les FARDC, tout en saluant ces avancées, maintiennent une posture ferme. Les opérations pour traquer les éléments récalcitrants et restaurer l’autorité de l’État dans toute la zone se poursuivent sans relâche. La stratégie semble ainsi mixer la carotte et le bâton : une pression opérationnelle constante associée à une offre crédible de sortie de crise pour ceux qui déposent les armes.

La reddition Mobondo à Kinsele pose une question cruciale : s’agit-il d’un mouvement isolé ou de l’amorce d’un effritement plus profond du groupe ? Les récentes redditions successives laissent entrevoir une dynamique potentiellement favorable. La récupération d’armes lourdes et d’assaut affaiblit militairement la milice, tandis que la défection de ses combattants entame son capital humain. Pour les habitants du Mai-Ndombe, chaque arme déposée est un gage d’espoir. Chaque reddition éloigne un peu plus le spectre des violences qui ont entaché la cohabitation pacifique et entravé le développement économique de cette province riche en potentialités.

La route vers une paix totale reste longue et parsemée d’embûches. Cependant, des jours comme celui du 12 mars 2026 à Kinsele montrent qu’une alternative à la violence est possible. L’engagement des FARDC à sécuriser la zone, couplé à la volonté affichée de certains combattants de quitter le maquis, dessine une lueur au bout du tunnel. La vigilance reste de mise, mais chaque pas compte. La communauté internationale observant la situation en RDC suivra avec attention si cet épisode de reddition à Kwamouth deviendra un modèle réplicable pour pacifier d’autres foyers de tension dans le pays.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net

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