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Haut-Katanga: après l’attaque des Maï-Maï, l’armée lance un ratissage dans le parc de l’Upemba

Le calme est précaire, mais il est revenu à la station de Lusinga, au cœur du Parc national de l’Upemba. Cette accalmie fait suite à une violente attaque menée par des miliciens Maï-Maï, il y a deux jours. Les autorités provinciales du Haut-Katanga affirment maîtriser la situation. Pourtant, sur le terrain, le bruit des armes n’a pas totalement cessé. Des opérations militaires de grande envergure sont en cours pour traquer les assaillants et sécuriser définitivement ce sanctuaire naturel.

L’attaque, survenue mardi, a jeté un froid dans toute la province du Haut-Katanga. La rapidité et la violence de l’assaut ont suscité une vive inquiétude. En réaction, le gouverneur intérimaire a immédiatement dépêché sur place son ministre provincial de l’Intérieur. La mission de ce dernier était double : évaluer les dégâts matériels et humains, et coordonner sur le champ la réponse sécuritaire avec la direction du parc et les commandants militaires. Cette réaction rapide témoigne de la sensibilité particulière de ce dossier.

Car la sécurité du Parc national de l’Upemba est un enjeu critique. La station de Lusinga n’est pas un simple avant-poste. Elle constitue un point névralgique pour la gestion et la protection de cette réserve de biosphère. Comment des groupes armés parviennent-ils à s’infiltrer dans une zone supposée protégée ? Cette question hante les responsables de la conservation. L’insécurité parc upemba n’est malheureusement pas un phénomène nouveau. Le site est régulièrement la cible de bandes armées et de braconniers, transformant ce havre de paix en zone de conflit latent.

Sur le plan militaire, l’état-major a décidé de passer à l’offensive. Des sources au sein de la 22ème région militaire confirment que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont lancé un vaste ratissage. L’objectif est clair : débusquer les dernières poches de résistance des haut katanga miliciens et les neutraliser. Ces opérations, qui se déroulent dans le parc et ses périphéries immédiates, visent à créer un cordon de sécurité et à empêcher toute nouvelle incursion. L’attaque mai mai upemba a donc déclenché une contre-offensive déterminée des forces régulières.

Le coût de cette instabilité récurrente est exorbitant. La biodiversité exceptionnelle du parc est directement menacée. Les activités des milices entravent tous les efforts de conservation, détruisant des habitats uniques et décimant des espèces protégées. Mais le tribut le plus lourd est payé en vies humaines. Par le passé, de nombreux éco-gardes, ces soldats anonymes de l’environnement, ont péri en défendant ce patrimoine contre les assauts des groupes armés. Leur sacrifice rappelle cruellement les dangers quotidiens auxquels sont exposés ceux qui protègent les richesses naturelles de la RDC.

Cette nouvelle crise sécuritaire survient dans un contexte national déjà extrêmement tendu. Les autorités de Kinshasa font face à une multitude de défis sur différents fronts. La presse nationale, à l’instar de La Tempête des Tropiques et de Congo Nouveau, relève régulièrement cette fragmentation de l’autorité de l’État. Le président Félix Tshisekedi a pourtant fait du rétablissement de la souveraineté sur l’ensemble du territoire une priorité absolue. La sécurisation des parcs nationaux, souvent utilisés comme sanctuaires par des forces négatives, est une pierre angulaire de cette politique.

Le défi est de taille pour la région du Grand Katanga. La stabilisation durable du parc national upemba sécurité est indispensable à la paix locale. Elle conditionne également la reprise des activités économiques légales et le retour des investissements dans la protection de l’environnement. Les opérations de farcd ratissage upemba en cours sont donc scrutées avec attention. Leur succès ou leur échec enverra un signal fort. Parviendront-elles à dissuader durablement les groupes armés, ou ne seront-elles qu’un répit temporaire dans un cycle de violence sans fin ?

La communauté internationale, partenaire essentiel dans la gestion des aires protégées congolaises, observe elle aussi cette situation avec préoccupation. La pérennité des projets de conservation dépend étroitement de la capacité de l’État à assurer la sécurité de base dans ces zones reculées. L’épisode de Lusinga sonne une fois de plus comme un avertissement. Sans une présence étatique forte et légitime, les parcs nationaux risquent de rester des proies faciles, mettant en péril des décennies d’efforts de préservation. Le calme revenu n’est que la première étape d’un long chemin vers la paix.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net

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