24.6 C
Kinshasa
samedi, février 14, 2026

Toute l'Actualité RDC, en Direct et en Détail

AccueilActualitéSecuritéMONUSCO Ituri : Formation urgente pour sécuriser les sites de déplacés face...

MONUSCO Ituri : Formation urgente pour sécuriser les sites de déplacés face aux attaques

En Ituri, la sécurité des civils demeure une préoccupation majeure face à la recrudescence des violences. Comment protéger les populations déplacées lorsque leurs refuges deviennent des cibles ? Depuis mercredi dernier à Bunia, la MONUSCO a initié une réponse concrète en formant les gestionnaires de sites à la sécurisation de ces espaces. Cette action intervient dans un contexte marqué par des attaques répétées de groupes armés et de forts soupçons d’infiltration.

Plusieurs localités du territoire de Djugu, comme les sites de Lala et Djaiba, ont récemment subi des assauts meurtriers. Des incidents impliquant les forces de sécurité et des signalements d’hommes armés se mêlant aux civils ont été enregistrés. Ces événements ont sonné l’alarme, révélant la vulnérabilité extrême de ces zones d’accueil. La menace est réelle et immédiate, nécessitant une intervention structurée pour préserver le caractère civil et humanitaire des sites.

La formation dispensée par la MONUSCO cible spécifiquement les responsables des sites de Kigonze, ISP, Salama, Tsere et Mbala. L’objectif premier est clair : garantir que ces enclaves restent des sanctuaires exempts d’armes et d’activités militaires. Les participants sont outillés pour identifier les risques, prévenir les infiltrations et gérer les crises. Il s’agit d’un renforcement capacitaire essentiel pour ceux qui sont en première ligne de la protection des communautés déplacées.

Au cœur de ce dispositif se trouve l’implémentation d’un système d’alerte précoce. Conformément à son mandat fondamental de protection des civils, la MONUSCO déploie ce mécanisme pour anticiper les attaques et organiser des réponses rapides. Ce réseau de vigilance doit permettre de mieux sécuriser non seulement les résidents des sites, mais aussi les populations avoisinantes. La sécurité du territoire de Djugu, particulièrement éprouvé, en dépend en grande partie.

Cette initiative ne constitue pas un coup d’essai. Elle s’inscrit dans un effort continu et plus large de sécurisation. Depuis l’année dernière, 55 des 69 sites officiels recensés en Ituri ont déjà bénéficié de programmes similaires. La MONUSCO capitalise ainsi sur une expérience terrain pour affiner ses stratégies. La répétition des formations et l’élargissement de leur couverture géographique témoignent d’une approche méthodique face à une insécurité persistante.

Les attaques de groupes armés en Ituri ne montrent aucun signe d’apaisement. Dans ce climat, la formation des gestionnaires de sites représente un maillon critique d’une chaîne de protection plus vaste. Améliorer les mécanismes d’alerte, c’est offrir une chance de survie supplémentaire à des milliers de déplacés. La question qui subsiste est celle de la pérennité de ces efforts et de leur capacité à réellement dissuader les assaillants. La MONUSCO, à travers cette action, tente de construire une digue de sécurité là où la violence déborde trop souvent.

La situation à Bunia et dans ses environs reste sous haute surveillance. L’efficacité de ces formations sera mesurée à l’aune de la réduction des incidents violents dans les sites concernés. Pour les civils, il s’agit d’un espoir tangible, bien que fragile, de retrouver un semblant de sécurité dans des lieux qui devraient être des refuges. La communauté internationale observe ces développements, alors que la MONUSCO poursuit son repositionnement dans la région. La protection des civils passe indéniablement par de telles actions de renforcement local des capacités de prévention et de réponse.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net

Commenter
Actualité Liée

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici


Actualité Populaire Liée

Actualité Populaire RDC

Résumé de l'actualité quotidienne

Le Brief du Jour du 13 Février 2026

Ce 13 février 2026, le Brief du Jour revient sur la flambée simultanée des épidémies de rougeole et choléra, l’enrôlement massif d’enfants soldats et les attaques persistantes des groupes armés à l’Est. À l’international, Kinshasa relance sa diplomatie de paix durant le sommet africain, pendant que les questions environnementales balancent entre pollution minière et biodiversité préservée. Le secteur minier se structure avec une transaction inédite sur le cobalt, et l’urbanisme de la capitale provoque un choc social. L’essentiel de l’actualité du jour résume une RDC sous pression mais déterminée à transformer ses crises en rebond.

Derniers Appels D'offres

Derniers Guides Pratiques