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Idiofa en deuil : 4 morts dans des affrontements entre police et Kuluna à Panu

La cité de Panu, dans le territoire d’Idiofa, province du Kwilu, a été plongée dans un bain de sang ce mardi 3 février. Une opération policière ciblant des chefs de bandes criminelles, les redoutés « Kuluna », a dégénéré en une série d’affrontements Panu Idiofa d’une rare violence. Le bilan provisoire, lourd et tragique, fait état de quatre morts, dont deux agents des forces de l’ordre et deux civils, ainsi que de nombreux blessés. La population, prise de panique, a fui en masse vers les forêts environnantes, créant une situation humanitaire préoccupante.

Cette intervention des forces de sécurité, destinée à restaurer l’ordre dans une zone régulièrement frappée par les activités des bandits Kuluna Kwilu, a pris une tournure inattendue. Selon plusieurs sources locales concordantes, l’arrestation de plusieurs figures de proue de ces gangs a déclenché une réaction violente et coordonnée de leurs partisans. En quelques instants, les rues de Panu se sont transformées en un champ de bataille improvisé, les échanges de tirs faisant rage entre policiers et assaillants.

« Le bilan est lourd et douloureux. Deux de nos collègues ont été fauchés alors qu’ils tentaient de protéger la population. Deux civils, pris dans la ligne de feu, ont également perdu la vie. De nombreux blessés sont à déplorer des deux côtés », a confié, sous couvert d’anonymat, une source proche des services de sécurité. Comment une opération de maintien de l’ordre peut-elle conduire à un tel chaos ? La question, lancinante, hante désormais les esprits dans cette région du Kwilu.

La sécurité territoire Idiofa est une nouvelle fois mise à rude épreuve. Les violents combats ont provoqué un exode massif. Des familles entières, craignant pour leur vie, ont abandonné précipitamment leurs maisons pour se réfugier dans la brousse, emportant le strict minimum. Au matin du mercredi 4 février, la cité de Panu présentait un visage de désolation, partiellement désertée, baignant dans un climat de tension extrême où la peur de nouvelles violences policiers RDC est palpable.

Face à cette tragédie, la classe politique locale a immédiatement réagi. Le député provincial élu d’Idiofa, Nicolas Mbuka, est monté au créneau sur les ondes de la radio communautaire Bandundu Développement. Dans une déclaration ferme, il a condamné avec véhémence ces tueries et interpellé les autorités tant provinciales que nationales sur l’urgence de la situation.

L’élu réclame l’ouverture sans délai d’une enquête approfondie et indépendante. L’objectif est double : identifier les responsables directs de ces violences et établir avec précision les circonstances exactes ayant conduit à la mort des policiers et des civils. Parallèlement, Nicolas Mbuka exige un renforcement significatif et durable des effectifs policiers dans la zone. Selon lui, seule une présence sécuritaire robuste et permanente peut permettre d’apaiser les tensions, de rétablir l’autorité de l’État et, in fine, de sécuriser le retour des familles déplacées.

Les déplacés conflit Panu constituent en effet l’autre face dramatique de cet épisode. Leur nombre reste à préciser, mais leur situation, exposée aux éléments et sans accès garanti à la nourriture ou aux soins, inquiète les observateurs. Leur retour dans leurs foyers est conditionné par un retour au calme tangible et la certitude d’une protection efficace.

À l’heure où ces lignes sont écrites, les tentatives pour obtenir une version officielle et détaillée des événements de la part du commissariat provincial de la police du Kwilu sont restées vaines. Ce silence institutionnel nourrit les rumeurs et l’inquiétude parmi la population. Les affrontements Panu Idiofa viennent rappeler, de manière sanglante, la fragilité du tissu sécuritaire dans certaines régions de la République Démocratique du Congo et le défi permanent que représente la lutte contre le banditisme urbain organisé. La balle est désormais dans le camp des autorités pour faire toute la lumière sur cette journée noire et prendre des mesures concrètes pour éviter qu’elle ne se répète.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net

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