Les services de l’ordre de Kamituga, dans la province du Sud-Kivu, ont placé aux arrêts un agent de l’État de 45 ans affecté au service des mines, suspecté d’avoir commis un viol sur la personne d’une fillette âgée de trois ans. Cette arrestation, intervenue le 27 janvier dernier, fait suite à une alerte lancée par des organisations de la société civile locales, mobilisées pour la défense des droits des femmes et des enfants.
Selon les informations rapportées par l’Association des Femmes Journalistes Engagées pour la Paix (AFJEP), les faits se seraient déroulés dans la nuit du samedi 27 janvier, aux alentours de 21 heures, dans le quartier Sawasa. L’individu, dont l’identité n’a pas été divulguée par les autorités dans l’attente de la procédure judiciaire, est accusé d’avoir agressé sexuellement la très jeune victime. Immédiatement prise en charge, l’enfant a été acheminée vers l’Hôpital Général de Référence de Kamituga pour y recevoir les soins médicaux nécessaires et faire l’objet d’un examen médico-légal, pièce essentielle à verser au dossier de l’enquête.
La promptitude de l’arrestation est saluée par les défenseurs des droits, mais ces derniers appellent désormais à une réaction tout aussi ferme de la part de l’appareil judiciaire. « Nous demandons à la justice de faire son travail pour que ce malfrat réponde de ses actes », a déclaré une organisation locale de défense des droits, soulignant l’importance d’un procès équitable mais aussi exemplaire dans un territoire, Mwenga, où de tels crimes laissent des séquelles profondes au sein des communautés. La mobilisation des acteurs civils a été décisive pour que l’affaire ne soit pas étouffée et que le présumé auteur, un fonctionnaire, soit rapidement interpellé.
L’individu mis en cause est présenté comme un agent public en poste au service des mines, une fonction qui soulève des questions supplémentaires sur l’éventuel abus d’autorité. La justice du Sud-Kivu est maintenant saisie de ce dossier sensible. Le suspect est présumé innocent jusqu’à l’issue d’un procès équitable, mais la gravité des accusations pèse lourdement. Il devrait être présenté dans les plus brefs délais à un magistrat instructeur pour une éventuelle mise en examen, alors que l’enquête se poursuit pour recueillir tous les éléments de preuve.
Ce drame intervient dans un contexte national où les violences sexuelles, notamment celles perpétrées contre les enfants, font l’objet de campagnes de sensibilisation et d’une attention particulière de la part des autorités judiciaires. L’arrestation d’un agent de l’État dans une telle affaire envoie-t-elle un signal fort quant à l’impartialité de la justice ? Les observateurs et les associations vigilantes attendront de voir le déroulement concret de la procédure. Les prochaines étapes consisteront en l’ouverture d’une information judiciaire, la confirmation des charges retenues contre le suspect, et la tenue d’un procès devant la juridiction compétente.
Pour l’heure, le présumé auteur demeure en détention préventive, conformément à la procédure applicable en matière criminelle. La prise en charge médicale et psychologique de la jeune victime reste une priorité absolue, tandis que sa famille devra être accompagnée tout au long du processus judiciaire à venir. L’affaire, qui a profondément ému la localité de Kamituga, est devenue un test pour la capacité des institutions congolaises à traiter avec célérité et fermeté les crimes les plus odieux, sans égard pour la position sociale des accusés.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd
