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Formation entrepreneuriat femmes à Matadi : un hommage à Kabila tourné vers l’autonomisation économique

L’entrepreneuriat féminin comme vecteur de développement durable a pris une dimension concrète, vendredi 16 janvier dernier, dans la ville portuaire de Matadi, où des dizaines de jeunes filles et femmes ont été formées à la création et à la gestion d’activités économiques. Cette initiative, organisée par l’Église Christ et Compagnie (CHRISCO), dépasse le simple cadre d’un atelier de formation ; elle s’inscrit dans une vision stratégique d’autonomisation des jeunes filles pour impulser une dynamique de croissance inclusive dans le Kongo-Central. Quel impact cette formation en entrepreneuriat pour femmes peut-elle avoir sur le tissu économique local et, par extension, sur l’économie nationale ?

L’événement, à la croisée du mémoriel et du prospectif, a été placé sous le signe de la commémoration du 25ᵉ anniversaire de l’assassinat du héros national, Laurent-Désiré Kabila. Cette référence n’est pas anodine. Elle ancre l’action dans une continuité historique, suggérant que le véritable hommage aux bâtisseurs de la nation passe par l’édification économique des générations futures. L’oratrice principale, Adrienne Maya, a martelé ce message avec force : « Le développement intégral de la RDC passe aussi, et peut-être surtout, par l’autonomisation de la jeune fille, notamment à travers l’entrepreneuriat et la préparation à la relève. » Une déclaration qui positionne l’investissement dans le capital humain féminin comme un pilier essentiel de la résilience économique.

Concrètement, la rencontre a réuni des participantes issues des trois communes de Matadi, transformant l’espace de réflexion en un véritable laboratoire d’idées et de compétences. L’édition 2025 a été marquée par la présentation tangible des produits fabriqués par les femmes du Kongo-Central : sacs à main artisanaux, samoussas, yaourts et une gamme diversifiée de produits alimentaires locaux. Cette vitrine n’était pas une simple exposition ; elle matérialisait le potentiel productif latent et démontrait la capacité de valorisation des ressources locales. Le passage de la théorie à la pratique a été au cœur des séances organisées, avec des modules dédiés à la fabrication technique du yaourt, à la gestion comptable d’un petit commerce et aux stratégies de pérennisation d’une activité génératrice de revenus.

L’enjeu économique sous-jacent est de taille. Dans une province comme le Kongo-Central, souvent éclipsée par les dynamiques minières d’autres régions, le développement de la micro-entreprise et de l’agro-industrie locale représente un moteur alternatif de création de richesse. L’entrepreneuriat à Matadi, porté par les femmes, peut contribuer à diversifier l’économie, réduire la dépendance aux importations et renforcer la sécurité alimentaire. Chaque petite unité de production de yaourt ou de transformation agroalimentaire qui voit le jour constitue un maillon supplémentaire dans une chaîne de valeur à construire.

Pour Adrienne Maya et les organisateurs, l’objectif est clair : il ne s’agit pas seulement de distribuer des certificats de formation, mais de créer un écosystème favorable où l’apprentissage se traduit par des initiatives économiques durables et résilientes. La pérennité d’une telle démarche repose sur un accompagnement post-formation, l’accès au micro-crédit et la création de réseaux de solidarité entre entrepreneures. L’autonomisation économique des femmes est un multiplicateur de croissance avéré : elle augmente le revenu des ménages, améliore l’éducation des enfants et stimule la consommation locale.

Ainsi, cette formation en entrepreneuriat dépasse le cadre ponctuel d’un événement. Elle s’apparente à un investissement à long terme dans le capital productif de la province. Si les graines semées lors de cette commémoration trouvent un terrain fertile – accès aux financements, mentorship continu, marché porteur –, elles pourraient bien germer en une forêt de petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes, contribuant significativement au PIB local. Le chemin vers l’autonomie est semé d’embûches, mais les premières pierres, posées à Matadi, indiquent une direction : celle d’une économie congolaise qui s’appuierait aussi sur la créativité et la force entrepreneuriale de toutes ses filles.

Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net

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Amissi G
Amissi G
Né à Lubumbashi, Yvan Ilunga est un passionné de la richesse culturelle du Congo. Expert en éducation et en musique, il vous plonge au cœur des événements culturels tout en mettant en lumière les initiatives éducatives à travers le pays. Il explore aussi la scène musicale avec une analyse fine des tendances artistiques congolaises, faisant d’Yvan une véritable référence en matière de culture.
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