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OMS ‘3 d’ici 35’ : hausse des taxes sur alcool et boissons sucrées pour la santé publique

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié ce mardi 13 janvier 2026 deux rapports alarmants sur la progression des maladies liées à la consommation excessive de boissons sucrées et alcoolisées. Un constat sans appel : ces produits, souvent bon marché et largement accessibles, menacent la santé des populations, en particulier celle des enfants et des jeunes adultes. Face à cette urgence sanitaire, l’agence onusienne lance l’initiative ambitieuse « 3 d’ici 35 », visant à augmenter significativement les prix réels du tabac, de l’alcool et des boissons sucrées d’ici l’année 2035.

Mais pourquoi une telle inquiétude de la part de l’OMS ? Les boissons sucrées, comme les sodas et les jus industriels, sont pointées du doigt pour leur contribution à l’épidémie d’obésité, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires. De même, la consommation excessive d’alcool est un facteur de risque majeur pour des troubles hépatiques, certains cancers et des problèmes de santé mentale. Imaginez : chaque gorgée de soda ou gorgée d’alcool n’est pas seulement une habitude, mais un pas potentiel vers une maladie chronique. Les jeunes sont particulièrement vulnérables, car leurs habitudes de consommation s’installent tôt et les exposent à des décennies de risques.

L’initiative « 3 d’ici 35 » de l’OMS se présente comme un rempart contre cette vague de maladies évitables. Son nom code un objectif clair : augmenter les taxes sur ces produits nocifs pour atteindre une réduction substantielle de leur consommation d’ici 2035. Concrètement, il s’agit de rendre le tabac, l’alcool et les boissons sucrées moins abordables, notamment pour les populations les plus jeunes et les plus défavorisées. Une mesure de santé publique qui repose sur un principe simple : lorsque le prix augmente, la demande diminue.

Pourtant, l’OMS critique vivement l’insuffisance des politiques fiscales actuelles. Dans de nombreux pays, y compris en République Démocratique du Congo, les taxes sur ces produits restent faibles, voire symboliques. Résultat : leur prix de vente reste bas, ce qui encourage une consommation massive au détriment de la santé publique. C’est un cercle vicieux : des produits nocifs accessibles entraînent plus de maladies, qui pèsent sur des systèmes de santé déjà fragiles et génèrent des coûts sociaux colossaux. Comment briser ce cycle ? En repensant radicalement la fiscalité, répond l’OMS.

L’appel de l’OMS est donc un appel à l’action pour les gouvernements. Il ne s’agit pas seulement d’augmenter les taxes, mais de repenser entièrement les systèmes fiscaux pour qu’ils servent de leviers de santé publique. En taxant davantage le tabac, l’alcool et les boissons sucrées, les États pourraient non seulement décourager leur consommation, mais aussi générer des revenus supplémentaires qui pourraient être réinvestis dans des programmes de prévention et de soins. Pour la RDC, où les défis sanitaires sont multiples, une telle initiative pourrait offrir une opportunité de protéger la population, surtout les jeunes, tout en renforçant le système de santé.

En République Démocratique du Congo, la question de la consommation de boissons sucrées et d’alcool est préoccupante. Avec l’urbanisation croissante et le marketing agressif des grandes marques, les habitudes alimentaires évoluent, souvent vers une surconsommation de sucre et d’alcool. Les maladies non transmissibles, comme le diabète et l’hypertension, gagnent du terrain. L’initiative « 3 d’ici 35 » de l’OMS pourrait donc trouver un écho important ici. Mais sa mise en œuvre nécessitera une volonté politique forte et une collaboration entre les ministères de la Santé, des Finances et du Commerce. Est-ce que le Congo est prêt à suivre cette voie pour sauver des vies ?

Que peuvent faire les citoyens congolais face à cette initiative ? Tout d’abord, prendre conscience des risques associés à la consommation excessive de boissons sucrées et d’alcool. Ensuite, adopter des habitudes plus saines, comme privilégier l’eau, les jus naturels sans sucre ajouté, et modérer la consommation d’alcool. Enfin, soutenir les politiques publiques qui visent à protéger la santé, car la santé n’a pas de prix. L’initiative de l’OMS est un pas dans la bonne direction, mais son succès dépendra de l’engagement de tous : gouvernements, industriels, et citoyens. Protéger les générations futures commence par des choix fiscaux courageux aujourd’hui.

Article Ecrit par Amissi G
Source: mediacongo.net

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Amissi G
Amissi G
Né à Lubumbashi, Yvan Ilunga est un passionné de la richesse culturelle du Congo. Expert en éducation et en musique, il vous plonge au cœur des événements culturels tout en mettant en lumière les initiatives éducatives à travers le pays. Il explore aussi la scène musicale avec une analyse fine des tendances artistiques congolaises, faisant d’Yvan une véritable référence en matière de culture.
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