Une vague d’insécurité sans précédent frappe le quartier Ferme-Orgaman, dans la commune de Mont-Ngafula, à Kinshasa. Depuis novembre 2025, les habitants vivent dans la peur constante d’attaques de bandits lourdement armés. La population, exsangue, appelle à une intervention urgente des autorités.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des groupes de malfaiteurs, munis de machettes et d’armes à feu, opèrent avec une audace croissante. Ils pénètrent par effraction dans les domiciles, souvent de nuit, pour piller, vandaliser et agresser les résidents. Des cas de violences physiques et sexuelles ont été rapportés, créant un climat de terreur absolue. Cette insécurité à Kinshasa prend des proportions alarmantes dans ce secteur de Mont-Ngafula.
Ursule Kimeme, un résident du quartier, décrit une réalité glaçante : “Depuis novembre, nous ne dormons plus. Chaque jour, ces bandits viennent, cassent tout, volent l’argent et les biens de valeur. Ils menacent de nous tuer si nous résistons. Certaines femmes ont été violées. Nous sommes livrés à nous-mêmes.” Ce récit illustre le calvaire vécu par des centaines de familles, directement confrontées à la violence des bandits de Ferme-Orgaman.
Les attaques se produiraient quotidiennement, selon les habitants. Le bilan matériel et psychologique est lourd. De nombreux ménages ont tout perdu, tandis qu’un traumatisme collectif s’installe. L’économie locale est également affectée, les commerces fermant plus tôt par crainte des agressions. La sécurité du quartier Kinshasa est gravement compromise, laissant les citoyens dans un état de vulnérabilité extrême.
Face à cette crise, la communauté exige des mesures concrètes. La priorité est le renforcement de la présence policière. Les résidents plaident pour l’installation de deux ou trois nouveaux sous-commissariats dans ce quartier vaste et mal desservi. Ils demandent également le remplacement des agents actuels, jugés inefficaces, par des policiers bien armés, proactifs et rapides dans leurs interventions.
Les forces de l’ordre présentes sont perçues comme dépassées et peu réactives. “Ils sont bons pour gérer la circulation des motos, mais pas pour nous protéger des bandits”, déplore un habitant sous couvert d’anonymat. Cette défiance souligne un besoin criant de réforme et de professionnalisation de la police à Kinshasa. Comment la police Kinshasa peut-elle regagner la confiance d’une population en détresse ?
Cette flambée de violence à Ferme-Orgaman n’est malheureusement pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans un contexte plus large d’insécurité chronique dans certains quartiers périphériques de la capitale. La réponse des autorités à ces défis sécuritaires est attendue avec impatience par une population à bout de souffle. L’inaction serait-elle un aveu d’impuissance ?
Jusqu’où cette violence peut-elle monter ? Combien de faits divers sanglants faudra-t-il encore pour que des mesures drastiques soient prises ? La sécurité des citoyens, pourtant droit fondamental, semble être un luxe inaccessible pour les habitants de Ferme-Orgaman. Où est la police de proximité promise ? Les bandits Ferme-Orgaman continuent-ils leurs méfaits en toute impunité ?
Si rien n’est fait rapidement, la situation pourrait dégénérer. Le risque de justice populaire ou d’exode des résidents est réel. La cohésion sociale est menacée par cette insécurité rampante qui mine la confiance dans les institutions. La violence Mont-Ngafula risque de s’étendre à d’autres zones si aucun cordon sécuritaire n’est établi.
Les autorités compétentes, notamment la police nationale et l’administration de la ville de Kinshasa, doivent prendre leurs responsabilités. Une stratégie sécuritaire intégrée, incluant le déploiement d’unités spéciales, la modernisation des équipements et une collaboration étroite avec la population, est indispensable pour restaurer la paix à Ferme-Orgaman. Le temps presse. La sécurité quartier Kinshasa doit devenir une priorité absolue avant que le pire ne se produise.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
