L’année 2026 s’ouvre sur une feuille de route militaire sans équivoque. Le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo Muadiamvita, a placé en tête des priorités la restauration intégrale de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. Cette ambition implique directement la reconquête systématique des zones encore sous occupation par des groupes armés. Un défi de taille, mais que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) entendent relever avec une détermination renouvelée.
Dans un message adressé à la nation via Radio Okapi ce 1er janvier, le numéro un de la défense nationale RDC a martelé l’engagement irréversible des troupes régulières. Leur mission ultime ? Défendre la souveraineté nationale et assurer la protection des citoyens sur toute l’étendue du pays. Guy Kabombo Muadiamvita a saisi cette occasion pour rendre un hommage solennel aux militaires tombés sur le champ d’honneur. Leur sacrifice, a-t-il souligné, ne sera pas vain. Un encouragement ferme a également été lancé aux soldats et officiers pour leur engagement indéfectible sous le drapeau national.
Le ton était à la fois grave et porteur d’espoir. « Les ténèbres ne régneront pas toujours », a affirmé le ministre, insufflant une conviction que l’année 2026 sera porteuse de renouveau pour la nation. Cet optimisme stratégique s’accompagne d’un rappel des fondamentaux : un attachement inébranlable à la paix, à la sécurité et au développement. Un appel à la solidarité nationale, au courage et à la confiance en l’avenir a été lancé à tous les Congolais. La réussite de cette entreprise de restauration de l’autorité étatique passe, en effet, par une cohésion nationale sans faille.
Ces déclarations publiques s’appuient sur une action de terrain concrète et immédiate. Dès la veille, le 31 décembre, Guy Kabombo Muadiamvita était sur le front intérieur pour un suivi opérationnel direct. C’est à Kalemie, dans la province du Tanganyika, que le ministre de la Défense a évalué les capacités réelles des unités déployées. L’accent a été mis sur l’état des infrastructures militaires, élément clé de la puissance de projection des FARDC. La visite du ministre défense à Kalemie n’était pas une simple formalité protocolaire, mais une immersion dans le quotidien des troupes.
Au cœur de cette inspection, une séance de travail stratégique à huis clos s’est tenue au quartier général du 22ᵉ Groupement de la Force navale. Dirigée par Guy Kabombo Muadiamvita, cette réunion s’est déroulée en présence du chef d’État-major général adjoint chargé des opérations et des renseignements. L’objectif ? Passer au crible les enjeux sécuritaires spécifiques à la région du Tanganyika et identifier les défis opérationnels pesant sur cette unité. La sécurité Tanganyika, zone parfois volatile, requiert une attention et des moyens adaptés. Cette analyse en temps réel permet d’ajuster la tactique sur le terrain.
La démarche s’est poursuivie par une visite minutieuse des installations logistiques et techniques. Les structures de maintenance des embarcations, les unités d’appui opérationnel et les conditions de vie des militaires ont été scrutées. Cette inspection visait à apprécier de visu les conditions de travail des soldats et à cartographier les besoins prioritaires. Quels sont les équipements manquants ? Où faut-il renforcer la logistique ? Les réponses à ces questions sont cruciales pour le renforcement des moyens de défense dans cette partie orientale du pays. La restauration de l’autorité de l’État passe par des soldats bien équipés, entraînés et motivés.
Cette double initiative – message national et descente sur le terrain – envoie un signal politique et militaire fort. Elle illustre la volonté du gouvernement de ne pas se contenter de déclarations d’intention, mais d’agir concrètement pour la sécurité des populations et l’intégrité territoriale. La visite à Kalemie sert de modèle pour d’autres inspections à venir dans d’autres zones sensibles. La défense nationale RDC en 2026 se construit ainsi sur un équilibre entre une vision stratégique claire et une exécution opérationnelle rigoureuse. Les FARDC, dans cette dynamique, sont appelées à être l’instrument principal de cette reconquête.
Le chemin sera-t-il facile ? Certainement pas. La reconquête des zones occupées implique des combats, des risques et des investissements continus. Cependant, la feuille de route est désormais tracée. La détermination affichée par Guy Kabombo Muadiamvita et l’état-major des FARDC semble sans faille. L’année 2026 pourrait-elle marquer un tournant décisif dans la sécurisation complète du territoire congolais ? Toute la nation, ainsi que les partenaires internationaux, auront les yeux rivés sur la mise en œuvre de cette ambition. La réussite dépendra de la cohérence des actions, de la provision des ressources nécessaires et du soutien indéfectible de la population à ses forces armées.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
