29.2 C
Kinshasa
vendredi, janvier 2, 2026

Toute l'Actualité RDC, en Direct et en Détail

AccueilActualitéSecuritéAttaques armées à Rutshuru : sept morts et un pillage massif de...

Attaques armées à Rutshuru : sept morts et un pillage massif de bétail secouent la chefferie Bwito

La violence armée fait à nouveau des victimes civiles dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Au cours des deux dernières semaines, une série d’attaques attribuées à des hommes armés non identifiés a ensanglanté le nord de la chefferie de Bwito. Le bilan est lourd : sept personnes ont été exécutées et quatre autres, dont deux enfants, ont été grièvement blessées par balle.

Ces incidents violents ne se limitent pas aux pertes humaines. Plus d’une centaine de têtes de bétail ont été emportées par les assaillants, portant un coup dur aux moyens de subsistance déjà précaires des communautés. Les exactions se sont concentrées dans au moins sept localités, notamment sur les axes Lusoha–Mirangi, Kibirizi-Kibingu et Kibirizi-Rwindi. Comment une telle escalade de la violence a-t-elle pu se produire en si peu de temps ?

Le chargé de programme de l’ONG Solidarité communautaire de lutte contre le tribalisme en RDC (SOCOLUT-RDC), active dans la zone, dresse un tableau alarmant. L’organisation a documenté des enlèvements à Lusogha et Kyaghala, des tueries et des pillages systématiques. « Nous avons recensé 80 vaches pillées à Kilombo et 25 autres dans la localité de Byanderema à Mirangi », a-t-il rapporté, décrivant une situation d’insécurité chronique où les civils sont régulièrement pris pour cibles.

La vulnérabilité des populations est exacerbée par le contexte de déplacement massif. Les deux groupements directement touchés, Kanyabayonga et Mutanda, hébergent plus de vingt mille familles déplacées. Plusieurs membres de ces ménages, ayant déjà fui d’autres violences, figurent malheureusement parmi les victimes de cette nouvelle vague d’attaques armées à Rutshuru. Cette réalité pose une question cruciale : comment assurer la protection des civils dans une zone où convergent précarité et instabilité ?

Face à cette recrudescence des violences au Nord-Kivu, l’ONG SOCOLUT-RDC exprime une profonde préoccupation. Elle lance un appel pressant aux partenaires humanitaires et à tous les acteurs de paix. L’urgence est triple : renforcer d’abord la protection physique des civils, ensuite sécuriser les communautés pour prévenir de nouveaux raids, et enfin, apporter un soutien indispensable aux victimes et à leurs familles. La sécurité communautaire dans la chefferie Bwito apparaît plus que jamais comme un impératif.

Les détails des attaques révèlent une méthode implacable. Outre le pillage du bétail, des cas de vols ont été enregistrés lors de raids nocturnes répétés, comme ceux survenus à Lusogha durant le week-end. Ces actions ne visent pas seulement à semer la terreur ; elles déstructurent l’économie locale et anéantissent les ressources vitales des habitants. La protection des civils en RDC, dans des zones comme Bwito, passe aussi par la sécurisation de leurs biens et de leurs moyens de production.

Alors que la région du Nord-Kivu reste un foyer de tensions complexes, cette série d’attaques dans le territoire de Rutshuru rappelle la persistance des menaces sur les populations vulnérables. Le travail d’organisations comme SOCOLUT-RDC est essentiel pour documenter les faits et alerter la communauté nationale et internationale. Toutefois, sans une réponse sécuritaire adaptée et un engagement renforcé pour la paix, les civils continueront de payer le prix fort. La stabilisation de la chefferie Bwito et de ses environs est un préalable indispensable à tout espoir de développement durable dans la région.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net

Commenter
Actualité Liée

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici


Actualité Populaire Liée

Actualité Populaire RDC

Résumé de l'actualité quotidienne

Le Brief du Jour du 02 Janvier 2026

Sécurité renforcée à Kinshasa, retour stratégique de la RDC au Conseil de sécurité de l’ONU, aspiration forte à un dialogue national, procès militaire retentissant au Nord-Kivu, statu quo inquiétant à Kinshasa, férié national des martyrs reporté au 5 janvier, et mobilisation locale pour l’aide humanitaire : l’essentiel de la journée en RDC.

Derniers Appels D'offres

Derniers Guides Pratiques