AccueilActualitéSecuritéWalikale : les Maï-Maï Kifuafua accusés d'incendies et viols à Banamungera

Walikale : les Maï-Maï Kifuafua accusés d’incendies et viols à Banamungera

Une lettre accablante adressée au commandant de la 34ème région militaire révèle l’ampleur des exactions attribuées aux Maï-Maï Kifuafua dans le groupement Waloa Loanda. Selon Amuli Barusi Mpaka, chef du village Bagira, le groupe armé dirigé par Shukuru Bulenda aurait réduit en cendres plusieurs habitations le 26 avril dernier. Des tôles destinées à la construction d’une école primaire auraient été emportées, tandis que l’établissement scolaire Bishashata était méthodiquement saccagé.

Les accusations ne s’arrêtent pas aux destructions matérielles. La correspondance évoque des pillages de bétail et surtout des viols systématiques perpétrés par les combattants. « Plusieurs livres ont été brûlés, d’autres volés », déplore le chef coutumier, soulignant l’anéantissement d’un projet éducatif vital pour cette zone en proie à l’insécurité chronique.

Face à ces allégations, le porte-parole des Maï-Maï Kifuafua oppose un déni catégorique. Contacté par Congo Quotidien, il réclame une enquête indépendante pour « établir les véritables responsables ». Une demande qui résonne étrangement alors que des sources locales évoquent des tensions internes au sein du mouvement armé, opposant différentes factions pour le contrôle du territoire.

Cette escalade violente dans le territoire de Walikale pousse des centaines de civils à fuir vers la brousse. Le chef Mpaka lance un appel pressant aux autorités : « La paix ne reviendra que si la justice militaire saisit ce dossier ». Un cri d’alarme qui met en lumière l’impuissance des mécanismes de protection civils face à la recrudescence des groupes armés dans la 34ème région militaire.

Les incendies de Banamungera s’inscrivent dans une spirale inquiétante. Depuis trois mois, le groupement Waloa Loanda subit des attaques répétées liées à des rivalités entre chefs miliciens. Comment expliquer cette incapacité à protéger les populations malgré la présence des forces régulières ? La réponse du commandement militaire se fait toujours attendre.

Si les faits rapportés sont confirmés, il s’agirait de l’une des pires attaques contre des civils recensées cette année dans le Nord-Kivu. Entre déni des auteurs présumés et silence des autorités, les victimes de Banamungera restent prisonnières d’un conflit où la violence semble devenue monnaie courante.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd

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