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Cache d’armes FARDC Ituri : un coup fatal porté à la coalition Lubanga-Zaïre

Les opérations militaires se poursuivent avec intensité dans la province de l’Ituri. Alors que l’attention reste focalisée sur les Kivus, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) mènent une offensive soutenue contre une autre menace. La cible est la coalition formée par la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) de Thomas Lubanga et le groupe armé Zaïre. Cette alliance est accusée d’alimenter les violences dans le territoire de Djugu, semant la terreur parmi les civils et défiant l’autorité de l’État.

Un coup d’éclat a été annoncé par les autorités militaires. Une importante cache d’armes appartenant à cette coalition rebelle a été découverte. L’opération s’est déroulée à Jingo, dans la chefferie de Mambisa, territoire de Djugu. Selon le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole du gouvernement provincial, cette découverte constitue un « coup fatal » porté à la logistique ennemie. « Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo ont terrifié l’ennemi en récupérant toute sa logistique », a-t-il affirmé dans une communication faite jeudi.

Le butin saisi est conséquent. Il comprendrait des munitions de divers calibres, des bombes de RPG-7, des cassettes de munitions, des fusils d’assaut AK-47, des mitrailleuses PKM et des fusils de type Castor. Cette cache représenterait un bastion logistique majeur pour les miliciens, établi après leurs revers sur d’autres fronts comme Mabanga, Nizi et Likida. La localisation précise de ce stock, soigneusement dissimulé, souligne la nature organisée de cette insurrection et la détermination des FARDC à la démanteler.

Comment une telle opération a-t-elle été rendue possible ? Les autorités militaires mettent en avant un facteur clé : la collaboration avec la population locale. Le lieutenant Ngongo insiste sur ce point. « Dans notre mission régalienne, il y a une mission qui nous a été confiée par le commandant des opérations, le gouverneur militaire Johnny Luboya avec le soutien de notre population », a-t-il expliqué. Cette synergie entre l’armée et les civils est présentée comme la clé du succès des récentes opérations militaires en Ituri. Sans les renseignements fournis par les habitants, la localisation de caches aussi bien cachées resterait un défi immense.

Cet événement ne marque pas une fin, mais une étape. Les FARDC ont clairement indiqué que leurs efforts allaient se poursuivre. « Les forces armées vont continuer à chercher partout où les armes et des munitions ont été cachées, c’est un haut fait d’armes », a poursuivi le porte-parole. L’objectif ultime reste le rétablissement total de la paix dans une province ravagée par des années de conflits. La stratégie, approuvée par le commandement suprême, vise à « terrifier l’ennemi, détruire son appareil logistique et pacifier périmètre par périmètre la province de l’Ituri ».

Le contexte dans lequel s’inscrit cette découverte est celui d’une crise humanitaire aiguë. La coalition CRP/Zaïre est directement mise en cause dans l’intensification des violences à Djugu depuis l’année dernière. Ces affrontements réguliers contre les FARDC et les attaques contre les civils ont provoqué des déplacements massifs de populations et causé de nombreuses pertes en vies humaines. La situation sécuritaire en Ituri reste donc extrêmement préoccupante, une crise parfois qualifiée d’oubliée malgré son lourd tribut.

Depuis mai 2021, l’Ituri vit sous un régime exceptionnel : l’état de siège. Cette mesure, qui confie l’administration et la sécurité aux autorités militaires, continue de diviser. Si certains acteurs réclament sa levée, estimant ses résultats insuffisants, les autorités défendent son bilan. Elles y voient un cadre nécessaire ayant permis des avancées, comme la sécurisation progressive de certains axes et des coups portés aux groupes armés. La découverte de la cache de Jingo est brandie comme une preuve tangible de l’efficacité de cette approche sécuritaire sous état de siège.

Les opérations militaires en Ituri peuvent-elles vraiment mettre un terme à un cycle de violence aussi ancré ? La question demeure. La saisie d’armes est une victoire tactique incontestable, privant l’adversaire de moyens essentiels. Elle s’ajoute à d’autres succès récents, comme la récupération de plus de 500 armes sur les champs de bataille il y a deux semaines. Cependant, le défi dépasse la seule dimension militaire. La pacification durable de l’Ituri passera aussi par la justice, la réconciliation et le rétablissement de l’autorité civile dans des zones longtemps abandonnées aux milices. Pour l’instant, le message des FARDC est clair : la traque continue, et la population est plus que jamais invitée à être un partenaire actif dans cette quête de paix.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd

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