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Festival Tongwenya à Kinshasa : Gohou Michel parraine l’humour et la caricature africaine

L’air de Kinshasa se charge d’une nouvelle énergie, celle du rire et de la satire. Les 7 et 8 août 2026, l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa se métamorphose pour accueillir un événement inédit : le Festival International Tongwenya. Ce n’est pas seulement un festival ; c’est une promesse. Celle de voir la capitale congolaise se transformer en un laboratoire à ciel ouvert où l’humour, l’art et la critique sociale dialoguent sous le soleil ou à la lueur des projecteurs. Une respiration collective s’annonce, portée par le crayon acéré des caricaturistes et la parole libératrice des humoristes.

Pendant deux jours, l’enclos de cette institution symbolique vibrera au rythme d’une créativité décomplexée. Imaginez une salle d’exposition, la « Promo », transformée en galerie éphémère où les murs parleront. Ils raconteront, à travers les œuvres exposées, les maux et les espoirs d’une société. La caricature en RDC et au-delà y trouvera un écrin de choix. Des noms venus des quatre coins du continent et d’Europe – Kroll, Pahé, Philma, Dick Esale, Hallain, Mami – y déploieront leur vision du monde. Leur art, ce langage universel qui fait rire pour ne pas pleurer, qui dénonce en esquissant un sourire, s’offrira au regard du public kinois, invitant à penser autrement les réalités parfois rugueuses du quotidien.

Mais Tongwenya ne se contente pas de s’afficher sur les murs. Il vit, il respire, il interacte. Des stands de détente et d’échanges artistiques deviendront des carrefours de conversations. Des aires de jeux pour enfants rappelleront que la joie est multigénérationnelle. Et que serait une fête sans ses saveurs ? Les espaces gastronomiques promettent un voyage sensoriel, des brochettes de cabri fumantes aux chikwanges accompagnées de mayonnaise, le tout arrosé de jus locaux, créant une symphonie de parfums qui épousera celle des crayons et des rires.

Quelle portée peut avoir un tel rassemblement dans le paysage culturel congolais ? Il offre une tribune. Une tribune où l’humour africain, dans toute sa diversité et sa puissance, peut s’exprimer sans filtre. La soirée du premier jour en sera la démonstration éclatante avec une scène ouverte aux talents. La présence annoncée d’artistes ivoiriens comme Boukary et Deperpignan, aux côtés de figures congolaises, dessine les contours d’un humour panafricain, fraternel et complice. Et pour guider cette première édition, un parrain de prestige : Gohou Michel. L’emblématique comédien ivoirien, dont le nom seul évoque des foules riantes, apportera son aura et son talent à cette célébration. Sa présence, attendue sur scène, symbolise l’ambition du festival : être un point de convergence pour les géants du rire du continent.

La nuit tombée, l’ambiance opère une mutation subtile. Le spectacle d’humour laisse place à une autre forme d’élévation : la musique gospel. Ce choix n’est pas anodin. Il inscrit le Festival Tongwenya à Kinshasa dans une dimension presque spirituelle, où la joie collective, née du rire et de la satire, trouve un écho dans des harmonies célestes. C’est une signature audacieuse, créant une atmosphère unique où le corps danse et l’âme s’apaise. Le deuxième jour promet de maintenir cette énergie, avec notamment la prestation de Felix Kissabaka sur scène, prolongeant cette expérience sensorielle et émotionnelle totale.

Au-delà de l’agenda et des noms, que laissera Tongwenya ? Une trace, sans doute. Celle de la preuve que l’art de la caricature et l’humour sur scène ne sont pas de simples divertissements. Ce sont des outils de lecture du monde, des miroirs déformants qui révèlent des vérités essentielles. En investissant l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, le festival fait un pied de nez élégant : il place l’art engagé, populaire et immédiat au cœur d’un temple dédié aux formes artistiques plus classiques. Il dit que le dessin de presse, le stand-up, sont des arts à part entière, indispensables à la santé démocratique et à l’imaginaire collectif. Les 7 et 8 août 2026, Kinshasa ne rira pas seulement. Elle réfléchira en riant. Elle se verra, se questionnera et, peut-être, s’inventera un peu différemment, portée par le souffle joyeux et salutaire de Tongwenya.

Article Ecrit par Yvan Ilunga
Source: Actualite.cd

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Yvan Ilunga
Yvan Ilunga
Né à Lubumbashi, Yvan Ilunga est un passionné de la richesse culturelle du Congo. Expert en éducation et en musique, il vous plonge au cœur des événements culturels tout en mettant en lumière les initiatives éducatives à travers le pays. Il explore aussi la scène musicale avec une analyse fine des tendances artistiques congolaises, faisant d’Yvan une véritable référence en matière de culture.
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