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Nord-Kivu : combats intenses à Masisi, frappe aérienne sur Rubaya

Le territoire de Masisi, dans le Nord-Kivu, est le théâtre d’une escalade de violence depuis le lundi 23 février. Plusieurs villages sont tombés sous l’occupation des combattants Wazalendo, plongeant la région dans un climat d’incertitude et de terreur. Les habitants, pris au piège des affrontements, assistent impuissants à la dégradation rapide de la sécurité.

Des combats intenses ont été signalés sur l’axe Kazinga, dans le groupement Nyamaboko, ainsi qu’autour de la cité minière de Rubaya, dans le groupement Kibabi. Les échanges de tirs, parfois d’armes lourdes, résonnent jusqu’aux premières heures de la matinée, témoignant de la férocité des engagements. Les combats à Masisi opposent une coalition de groupes armés locaux, les Wazalendo, aux rebelles de l’AFC-M23, dans un conflit qui semble s’enliser. Comment cette confrontation armée a-t-elle pu atteindre une telle intensité en si peu de temps ?

Dans la nuit de lundi à mardi, une attaque aérienne a ciblé une position stratégique des rebelles vers trois heures du matin. Selon des sources locales, des drones militaires ont lancé des frappes vers 2 h 43, provoquant un épais panache de fumée noire visible depuis Rubaya. Cette attaque aérienne à Rubaya a semé la panique parmi la population, déjà traumatisée par les violences. Des témoins rapportent que des détonations ont été entendues jusque dans la matinée du mardi 24 février, créant un sentiment d’urgence permanent.

Un message publié sur X par un cadre de l’AFC-M23 a corroboré ces informations, confirmant l’utilisation de drones et l’impact des frappes. Les témoignages des habitants joints sur place décrivent une scène apocalyptique, avec des détonations incessantes et un exode massif. La crédibilité de ces sources, bien que non officielles, met en lumière la gravité de la situation. Les civils sont-ils condamnés à vivre dans la peur constante des bombardements ?

Les affrontements entre les Wazalendo et l’AFC-M23 se sont intensifiés depuis le début de la semaine dernière, transformant la région en champ de bataille. Les villages de Kaniro, dans le groupement Buabo, et Lukofu, près de Rubaya, sont également touchés par les violences. Le conflit du Nord-Kivu prend ainsi une nouvelle dimension, avec des implications humanitaires désastreuses. Cette recrudescence des hostilités remet en question les efforts de pacification dans l’est de la République démocratique du Congo.

Les conséquences sont immédiates : un mouvement massif de population fuit les zones de combat. Les entités coutumières de Nyamaboko et Kibabi se vident progressivement de leurs habitants, qui cherchent refuge à Rubaya-centre ou se dirigent vers Ngungu. Certains déplacés de la guerre en RDC ont déjà atteint Sake et Goma, surchargeant les structures d’accueil déjà précaires. Les agents humanitaires, eux-mêmes contraints de se déplacer, alertent sur une crise humanitaire naissante.

Les besoins en nourriture, eau, abris et soins médicaux sont criants, mais l’accès reste limité en raison de l’insécurité. Les routes sont coupées, les communications difficiles, et la peur règne en maître. Cette situation exacerbe les vulnérabilités des communautés locales, déjà éprouvées par des années de violence. Quelles mesures urgentes peuvent être prises pour secourir ces populations en détresse ?

Cette escalade met en lumière la fragilité de la paix dans l’est de la République démocratique du Congo. Malgré les efforts de stabilisation, les groupes armés continuent de se disputer le contrôle des territoires riches en ressources. Les civils paient le prix fort, dans l’indifférence relative de la communauté internationale. La répétition de tels scénarios interroge sur l’efficacité des mécanismes de résolution des conflits dans la région.

À l’heure actuelle, aucun bilan officiel des victimes n’a été communiqué. Les autorités locales et nationales restent silencieuses, tandis que les combats se poursuivent. Une enquête est en cours pour déterminer l’origine exacte des frappes aériennes et évaluer les dégâts matériels et humains. La population, elle, attend des réponses et une protection tangible.

La population du Nord-Kivu, résiliente mais épuisée, appelle à une intervention urgente pour mettre fin à cette spirale de violence. Jusqu’à quand devront-ils vivre sous la menace des armes ? Seul un engagement ferme en faveur du dialogue et du désarmement pourra apporter une lueur d’espoir dans cette région meurtrie. L’actualité sécuritaire en RDC reste marquée par ces événements, avec des répercussions qui dépassent les frontières du Masisi.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net

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