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Willy Ngoma, porte-parole du M23, tué par frappes aériennes des FARDC au Nord-Kivu

Le porte-parole du groupe armé AFC/M23, Willy Ngoma, a été éliminé ce mardi 24 février lors d’une opération militaire ciblée. Selon plusieurs sources concordantes, des frappes aériennes des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont visé sa position à Rubaya, dans la province du Nord-Kivu, vers 2 heures du matin. L’information, relayée par des médias locaux et internationaux, marque un événement sécuritaire majeur dans cette région en proie à une instabilité chronique.

Les FARDC frappes aériennes ont été menées avec une précision remarquable, atteignant leur cible en pleine nuit. Willy Ngoma M23, dirigeant militaire et visage médiatique du mouvement rebelle, a été mortellement touché. Cette action intervient dans un contexte de regain de tensions au Nord-Kivu, où les affrontements entre l’armée congolaise et divers groupes armés, dont le M23, se sont intensifiés ces derniers mois. La mort du porte-parole du M23 constitue un coup dur pour la structure de communication et de propagande de cette faction.

Qui était exactement Willy Ngoma ? Figure controversée, il assurait la liaison entre la branche militaire du M23 et l’opinion publique, souvent pour revendiquer des avancées territoriales ou répondre aux accusations des autorités. Depuis février 2024, son nom figurait sur la liste des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies. Les sanctions ONU M23 visaient à geler ses avoirs et à lui interdire tout voyage, le désignant comme un acteur clé perpétuant le conflit dans l’est de la RDC. Sa notoriété avait crû parallèlement à l’expansion territoriale du groupe, notamment lors de la prise de la ville de Goma il y a treize mois.

Le Nord-Kivu conflit, l’un des plus complexes et meurtriers d’Afrique, trouve ici un nouvel épisode dramatique. L’élimination d’un haut responsable par une frappe aérienne souligne la détermination des FARDC à utiliser des moyens aériens pour décapiter la commande des groupes insurgés. Cette stratégie est-elle sans risque pour les civils ? Les autorités militaires affirment mener des opérations chirurgicales basées sur des renseignements fiables. Cependant, la zone de Rubaya, densément peuplée, reste sous la menace de représailles et d’une escalade des violences.

La mort de Willy Ngoma survient dans un calendrier chargé de symboles. Treize mois exactement après la chute de Goma aux mains du M23, cet événement pourrait-il inverser la dynamique du conflit ? Les observateurs sur le terrain s’interrogent sur l’impact réel de cette perte pour le groupe armé. Le M23, structuré et disposant d’autres cadres, pourrait nommer un nouveau porte-parole dans les prochains jours. Néanmoins, l’effet psychologique et opérationnel d’une telle élimination n’est pas négligeable.

Les réactions officielles sont attendues. Le gouvernement congolais, par la voix de l’armée, n’a pas encore communiqué officiellement sur cette opération spécifique. Toutefois, des sources militaires anonymes confirment le succès de la mission et sa portée stratégique. Du côté du M23, une confirmation ou un démenti est également anticipé, dans un jeu médiatique où la désinformation est souvent une arme. La population locale, elle, vit dans l’incertitude et la crainte de nouveaux combats.

Sur le plan international, cette action s’inscrit dans le cadre des résolutions de l’ONU visant à neutraliser les éléments sanctionnés. La communauté internationale, qui soutient souvent les efforts de stabilisation de la RDC, suivra de près les conséquences de cet événement. Les sanctions ONU contre le M23 avaient déjà isolé financièrement et diplomatiquement plusieurs de ses membres. La mort physique de l’un d’eux représente une application extrême de cette pression.

Quelles suites pour l’enquête et les opérations ? Les FARDC pourraient intensifier leurs actions dans la région de Rubaya et aux alentours, anticipant des mouvements de représailles ou des tentatives de réorganisation au sein du M23. La priorité des autorités demeure la protection des civils et le rétablissement de l’autorité de l’État dans ces zones troublées. La mort porte-parole M23, Willy Ngoma, sera-t-elle un tournant décisif ou un simple épisode dans la longue histoire du Nord-Kivu conflit ? Seuls les prochains jours apporteront des éléments de réponse.

En conclusion, le bilan est factuel et sans appel : un haut responsable d’un groupe armé majeur a été éliminé par une frappe aérienne des FARDC. Cette opération démontre les capacités renforcées de l’armée congolaise à conduire des missions complexes. Elle rappelle aussi la volatilité permanente de la sécurité dans l’est du pays. Les civils, pris entre deux feux, espèrent que cette action contribuera à une désescalade plutôt qu’à un nouveau cycle de violences.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net

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