29.2 C
Kinshasa
mardi, février 24, 2026

Toute l'Actualité RDC, en Direct et en Détail

AccueilActualitéSecuritéAffrontements M23-wazalendo à Rubaya : exode massif au Nord-Kivu

Affrontements M23-wazalendo à Rubaya : exode massif au Nord-Kivu

La tension sécuritaire ne relâche pas ses griffes dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Depuis dimanche dernier, une offensive menée par les miliciens wazalendo, appuyés par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), cible les positions des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) près de la cité minière stratégique de Rubaya. Cette escalade des affrontements entre le M23 et les wazalendo dans le Nord-Kivu plonge la région dans une instabilité croissante, menaçant directement les populations civiles. Le conflit armé dans l’Est de la RDC entre ainsi dans une phase aiguë, avec des conséquences immédiates sur le terrain.

Les combats ont permis aux wazalendo de prendre le contrôle des agglomérations de Kasenyi, Chugi et Kinigi. Selon plusieurs sources locales, leur progression se poursuit vers les villages de Runigi, Kabara, Kiruli et Kanyalu, en direction de Rubaya. Cette offensive militaire dans le Masisi vise à déloger les rebelles de zones clés, mais elle accentue les risques pour les habitants pris entre deux feux. La région, riche en ressources minières, devient le théâtre d’une bataille dont l’issue reste incertaine.

Dès ce lundi 23 février, un mouvement de panique a saisi la population de Rubaya et des environs. Craignant d’être piégés par les violences, des centaines de ménages ont abandonné leurs maisons en toute hâte. La plupart fuient sans emporter de biens ni de provisions, ce qui aggrave immédiatement leur vulnérabilité. Ces déplacés de Rubaya et du Masisi se dirigent principalement vers Ngungu, Bihambwe et Mushaki. D’autres entreprennent un périple plus long vers Goma, voire traversent la frontière vers la province du Sud-Kivu. Comment ces familles pourront-elles survivre sans le minimum vital ? La question hante les acteurs humanitaires.

Les témoignages recueillis auprès des déplacés décrivent des scènes de chaos. “Nous avons tout laissé derrière nous, juste avec les vêtements que nous portions”, confie une mère de famille rencontrée sur la route de Mushaki. Beaucoup marchent pendant des heures, sans savoir où ils pourront trouver refuge. Les enfants, les personnes âgées et les malades sont particulièrement exposés aux dangers du chemin et au manque de soins. Cette crise humanitaire au Nord-Kivu prend une ampleur alarmante, avec des besoins qui dépassent les capacités de réponse locales.

Cette nouvelle vague de déplacements vient alourdir une situation humanitaire déjà catastrophique dans le Nord-Kivu. Les zones d’accueil, souvent dépourvues d’infrastructures et elles-mêmes touchées par l’insécurité, sont submergées par l’afflux de nouveaux arrivants. Les acteurs humanitaires sur le terrain tirent la sonnette d’alarme : sans aide urgente, une crise prolongée se profile. La crise humanitaire au Nord-Kivu atteint ainsi un niveau critique, avec des besoins en nourriture, abris et soins médicaux qui explosent. Les déplacés de Rubaya et du Masisi symbolisent l’urgence d’une action coordonnée.

Ce regain de violence s’inscrit dans la longue histoire du conflit armé dans l’Est de la RDC. Malgré les efforts de pacification, les groupes armés continuent de se disputer le contrôle des ressources et du territoire. Les civils paient le prix fort de cette instabilité chronique. Combien de temps encore devront-ils vivre dans la peur ? La question reste sans réponse alors que les affrontements s’intensifient. L’offensive militaire dans le Masisi, si elle peut sembler tactique, risque d’enfoncer davantage la région dans le cycle infernal de la violence et du déplacement.

Face à cette spirale infernale, des appels à une résolution urgente du conflit se multiplient. Les populations civiles, premières victimes de ces violences, aspirent à un retour à la paix et à la sécurité. La stabilisation de la région passe par une approche globale, combinant pression militaire, dialogue politique et soutien humanitaire. Mais sur le terrain, l’urgence est de protéger les vies et de répondre aux besoins essentiels des déplacés. La communauté internationale est-elle prête à agir pour éviter un désastre plus grand ? L’heure est à l’action, car chaque jour perdu aggrave la souffrance des innocents pris au piège de ce conflit armé dans l’Est de la RDC.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd

Commenter
Actualité Liée

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici


Actualité Populaire Liée

Actualité Populaire RDC

Résumé de l'actualité quotidienne

Le Brief du Jour du 23 Février 2026

La RDC accélère sa souveraineté financière avec un pacte BCC/DRC Gold Trading. Un forum inédit rassemble autorités et partenaires à Beni contre la menace ADF. L’UDPS, parti présidentiel, se déchire tandis que l’aéroport de Mbandaka relance ls vols nocturnes après 20 ans. Le Sankuru enregistre 10 candidats pour le gouvernorat du 7 avril. Sur le plan sportif, TP Mazembe brille sous Slimane Raho et Chaux Sport Bukavu crée la sensation en basket à la LIPROBAKIN.

Derniers Appels D'offres

Derniers Guides Pratiques