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Gains pétroliers RDC : L’État engrange 44,4 millions de dollars en six mois, un record de transparence

Dans un contexte économique mondial marqué par l’incertitude, la République démocratique du Congo enregistre une performance notable dans la gestion de ses ressources stratégiques. Le Comité de suivi des prix des produits pétroliers (CSPPP) a certifié, pour le second semestre de l’année 2025, des gains pétroliers RDC s’élevant à 44 434 356 dollars américains. Cette manne financière, perçue auprès des sociétés opérant dans les zones de consommation Sud, Est et Nord, symbolise une inflexion majeure dans la gouvernance du secteur pétrolier congolais.

Ces résultats, qualifiés de “significatifs” par le ministère de l’Économie nationale, ne tombent pas du ciel. Ils sont le fruit d’une refonte en profondeur des mécanismes de contrôle et de calcul des Pertes et manques à gagner PMAG. Longtemps perçu comme une source de contentieux et d’opacité, le système de détermination des prix et des compensations semble entrer dans une nouvelle ère. Comment ce virage a-t-il été rendu possible ? Principalement par une volonté politique affirmée et une méthodologie rigoureuse, basée sur des paramètres techniques certifiés et une traçabilité accrue des données économiques.

L’optimisation de la collecte des PMAG représente une avancée concrète vers une transparence pétrolière RDC plus effective. Joseph Twite Maloba, président de la Commission des hydrocarbures de la FEC/Haut-Katanga, a salué cette évolution, évoquant un jeu “gagnant-gagnant”. « Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Nous pensons que les travaux doivent se poursuivre dans cet élan de transparence et de paiement rapide des PMAG », a-t-il déclaré, reconnaissant que le gouvernement détient désormais une créance sur les opérateurs. Cette déclaration, venant d’un représentant du secteur privé, atteste d’un climat de confiance renouvelé et d’un alignement des intérêts entre régulateur et opérateurs.

En toile de fond de cette certification, on retrouve les directives fermes du vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba. Celles-ci sont claires : il s’agit d’établir des prix justes, des gains justes et, par conséquent, des pertes et manques à gagner justes. Le Comité suivi prix produits pétroliers et le Comité de réglementation des prix des produits stratégiques (CRP) travaillent ainsi en synergie pour matérialiser cette vision. L’objectif ultime est double : préserver le pouvoir d’achat d’une population vulnérable aux fluctuations des cours mondiaux et rationaliser les dépenses publiques pour atteindre les équilibres macroéconomiques fondamentaux.

Cette performance financière de 44,4 millions de dollars est le résultat d’une équation complexe. Elle combine un contrôle renforcé sur la chaîne de valeur aval, une coordination interinstitutionnelle plus efficace et une approche plus préventive des écarts de prix. La mise en place de ce cadre robuste permet de limiter les fuites de recettes et de s’assurer que chaque dollar dû à l’État soit identifié et recouvré. Dans un secteur où les marges peuvent être sujettes à interprétation, cette certification apporte une clarté salutaire.

Quelles sont les implications économiques de ces gains ? À court terme, ils représentent une injection de liquidités non négligeable dans les caisses de l’État, pouvant contribuer au financement de projets de développement ou au désendettement. À moyen et long terme, ils posent les bases d’une relation plus saine et plus prévisible entre l’administration et les investisseurs du secteur des hydrocarbures. Une régulation stable et transparente est en effet un argument de poids pour attirer les capitaux nécessaires à l’exploitation et à la diversification des ressources énergétiques nationales.

Le défi reste maintenant de pérenniser cette dynamique vertueuse. Les résultats du second semestre 2025 constituent un plancher à partir duquel il faut construire. La tentation du relâchement guette toujours les processus de réforme. Pourtant, les enjeux sont trop importants pour revenir en arrière. La crédibilité du secteur pétrolier congolais sur la scène internationale, la justice fiscale et la stabilité des prix à la pompe pour les consommateurs en dépendent directement. La poursuite des investissements dans les systèmes de suivi et la formation des agents du Comité suivi prix produits pétroliers sera cruciale.

En définitive, la certification de ces 44 millions de dollars de gains est bien plus qu’un simple chiffre. Elle est le symbole tangible qu’une gestion rigoureuse et transparente des ressources naturelles est possible en RDC. Elle démontre que lorsque les institutions sont outillées et mandatées pour faire appliquer les règles, les résultats suivent. Cette réussite, si elle se confirme dans la durée, pourrait servir de modèle pour d’autres secteurs extractifs, contribuant ainsi à maximiser les retombées de l’immense patrimoine minier et pétrolier du pays au bénéfice de toute sa population.

Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net

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Amissi G
Amissi G
Né à Lubumbashi, Yvan Ilunga est un passionné de la richesse culturelle du Congo. Expert en éducation et en musique, il vous plonge au cœur des événements culturels tout en mettant en lumière les initiatives éducatives à travers le pays. Il explore aussi la scène musicale avec une analyse fine des tendances artistiques congolaises, faisant d’Yvan une véritable référence en matière de culture.
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