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Crise financière en RDC : les sombres prédictions de Godé Mpoy face à l’échec des ministres

Les prévisions les plus sombres, longtemps raillées dans les cercles du pouvoir, prennent corps dans le paysage économique de la République Démocratique du Congo. Alors que la population subit de plein fouet l’effondrement de son pouvoir d’achat et que l’État bute sur le paiement de ses salaires, la prédiction du professeur Godé Mpoy concernant les effets dévastateurs du mécanisme Wameso de la Banque Centrale du Congo apparaît désormais comme un scénario validé par les faits. La crise financière RDC actuelle, caractérisée par un déficit public Congo galopant, pose une question fondamentale : qui assume la responsabilité de cette déroute ?

L’analyse des faits pointe irrémédiablement vers le trio exécutif en charge de la boussole économique nationale : le Vice-Premier ministre en charge du Budget, le ministre des Finances Congo, et le ministre de l’Économie nationale. Leur politique économique RDC, fondée sur une stabilisation artificielle du franc congolais, révèle aujourd’hui ses limites dramatiques. N’est-il pas troublant de constater que ceux qui ont conçu cette stratégie continuent de percevoir leurs émoluments sans discontinuer, tandis que les fonctionnaires et la population globale ploient sous le poids des ajustements ? Cette dissonance alimente un sentiment d’injustice sociale criant, érodant un peu plus le lien déjà fragile entre l’État et ses citoyens.

Le ministre des Finances, Godé Mpoy, se retrouve paradoxalement au centre de ce tumulte. Longtemps présenté comme un Cassandre par certains médias et politiciens, le pasteur a multiplié les alertes contre ce qu’il qualifiait de gestion « suicidaire ». Ses mises en garde contre l’explosion du déficit et l’incapacité future à payer les salaires à partir de fin 2025, autrefois minimisées, résonnent aujourd’hui avec une inquiétante acuité. La récente décision de son ministère de solliciter un prêt urgent de 70 millions de dollars auprès d’opérateurs privés, à un taux de 9%, agit comme l’aveu transparent de l’asphyxie de la trésorerie publique. Cette mesure palliative, loin de rassurer, expose l’absence de réserves stratégiques et la précarité extrême des finances de l’État.

Cette situation place le gouvernement dans une impasse politique majeure. Comment justifier le maintien de ministres dont la stratégie est perçue comme le facteur direct de l’appauvrissement progressif des Congolais ? Une frange grandissante de l’opin publique et de la société civile réclame désormais leur démission, estimant qu’ils ont induit en erreur aussi bien l’exécutif que la population par des annonces économiques excessivement optimistes. Leur crédibilité est ébranlée, et leur capacité à piloter une sortie de crise est ouvertement mise en doute. Le président de la République joue ici un jeu à haut risque : la persistance de ces têtes dans les ministères économiques pourrait être interprétée comme un soutien implicite à une politique jugée désastreuse, fragilisant ainsi sa propre majorité et sa légitimité.

La véritable interrogation porte maintenant sur la suite. L’État peut-il se contenter de mesures d’urgence, comme le recours à l’endettement à court terme, pour colmater des brèches structurelles ? La crise financière RDC exige plus qu’un simple rafistolage. Elle nécessite une remise à plat courageuse de la politique économique RDC, une évaluation transparente des erreurs passées et une gouvernance recentrée sur la protection réelle des intérêts nationaux. La confiance, une fois perdue, est longue à reconstruire. Les prochains mois, jusqu’à l’échéance redoutée de la masse salariale de fin 2025, seront un test crucial. Le pouvoir en place parviendra-t-il à éviter que la RDC ne devienne un château de cartes économique, ou choisira-t-il enfin de bâtir sur des fondations solides ? L’électrochoc est donné, reste à voir s’il sera entendu.

Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: mediacongo.net

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Chloé Kasong
Chloé Kasong
Issue de Kinshasa, Chloé Kasong est une analyste rigoureuse des enjeux politiques et sociaux de la RDC. Spécialisée dans la couverture des élections, elle décortique pour vous l’actualité politique avec impartialité, tout en explorant les mouvements sociaux qui façonnent la société congolaise. Sa précision et son engagement font d'elle une voix incontournable sur les grandes questions sociétales.
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