Un coup de tonnerre dans le ciel sportif kinois ! Le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, a pris une décision radicale ce vendredi 6 février : la suspension immédiate de toutes les activités au mythique stade Tata Raphaël. Une sanction sans appel, tombée comme un carton rouge ministériel, qui plonge le championnat de RDC 2025-2026 dans une incertitude profonde. Le motif ? Des actes de vandalisme répétés et impunis, imputés en grande partie à des supporters de football dont les débordements ont franchi la ligne rouge.
Dans un courrier officiel adressé à l’administrateur gestionnaire de l’enceinte, le ministre Budimbu n’a pas mâché ses mots. Il déplore des comportements qui « portent atteinte à l’intégrité du patrimoine public ». Imaginez : des sièges arrachés, des équipements saccagés, des infrastructures endommagées… Chaque match semble laisser derrière lui son lot de cicatrices pour le stade Tata Raphaël. Ces déprédations, loin d’être anodines, génèrent des coûts exorbitants de réparation pour les caisses de l’État. Mais au-delà de l’aspect financier, c’est l’image même du sport congolais qui en sort ternie. Comment promouvoir l’éthique sportive et la fraternité lorsque la violence et le vandalisme deviennent le triste spectacle de l’après-match ?
La décision du ministre est claire et sans bavure : fini les matches, fini les compétitions dans ce temple du sport kinois, jusqu’à nouvel ordre. Toutes les rencontres du championnat programmées dans ce stade sont purement et simplement annulées. Un véritable coup d’arrêt qui pourrait faire trébucher une saison 2025-2026 qui peinait déjà à trouver son rythme après un démarrage très tardif. Les clubs concernés, les supporters, l’ensemble de la famille du football congolais retiennent leur souffle. La question brûle toutes les lèvres : jusqu’à quand cette suspension des activités sportives va-t-elle durer ?
La balle est désormais dans le camp des instances du football et des clubs. La réouverture du stade Tata Raphaël n’est pas une simple formalité. Didier Budimbu a posé trois conditions non négociables. Premièrement, un état des lieux exhaustif et sans complaisance des dégâts accumulés, un inventaire à la Prévert des séquelles des saisons 2024-2025 et de la présente saison. Deuxièmement, la mise en place d’un plan de sécurité renforcé, concret et opérationnel, pour garantir la sécurité absolue des spectateurs, des joueurs et des officiels. Enfin, troisièmement, un engagement ferme, signé et scellé, assorti d’un échéancier précis, pour la réparation de tous les dommages causés au patrimoine public.
Cette décision forte interroge sur le modèle même de gestion et de responsabilisation dans le sport congolais. Jusqu’où la passion footballistique peut-elle justifier l’injustifiable ? Le ministre Budimbu, par cette suspension, envoie un message plus large : la tolérance zéro face à ceux qui confondent enceinte sportive et champ de bataille. Il s’agit de protéger un bien commun, le stade Tata Raphaël, mais aussi de préserver l’essence du sport. Cette mesure drastique pourrait-elle être le début d’un grand nettoyage, d’une prise de conscience collective pour en finir avec ce fléau du vandalisme des supporters de football ? L’avenir du championnat en dépend.
En attendant, l’ombre de la suspension plane sur Kinshasa. Les projecteurs du stade Tata Raphaël sont éteints. Les tribunes, habituellement vibrantes, sont désormais silencieuses, attendant que les responsables sportifs et les supporters assument enfin leurs responsabilités. La prochaine étape est entre leurs mains. Le temps des discours est révolu, place aux actes. Le sport congolais est à un carrefour décisif de son histoire.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: radiookapi.net
