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Nord-Kivu : Violents combats nocturnes à Walikale, les rebelles M23 reprennent le contrôle

La province du Nord-Kivu, une fois de plus, a été le théâtre de violences armées dans la nuit du lundi 2 au mardi 3 février. Un calme précaire règne désormais ce mardi matin dans les villages de Rusamambu, Kalonge et Kasopo, situés dans le territoire de Walikale. Cette accalmie fait suite à plusieurs heures d’affrontements intenses entre les rebelles de l’AFC/M23 et les combattants d’autodéfense locaux, communément appelés wazalendo et affiliés au groupe CMC/APC. Ces combats, survenus au cœur de la nuit, ont replongé ces localités dans la peur et l’incertitude, illustrant l’instabilité chronique qui mine l’est de la République démocratique du Congo.

Selon des témoignages concordants recueillis auprès de sources locales, les hostilités ont débuté aux alentours de 1 heure du matin. Les wazalendo ont lancé des attaques ciblées contre des positions détenues par les rebelles de l’AFC/M23 dans ces trois villages. Les assaillants cherchaient-ils à reprendre le contrôle de ces zones stratégiques ? Ou s’agissait-il d’une opération de harcèlement pour déstabiliser l’adversaire ? Les motifs exacts de cette offensive nocturne restent à clarifier. Ce qui est certain, c’est que la réponse des rebelles a été immédiate et vigoureuse, donnant lieu à des échanges de tirs nourris.

Les combats ont été d’une rare intensité, mobilisant des armes légères mais aussi des armes lourdes, dont les déflagrations ont résonné dans toute la région. Les affrontements se sont prolongés jusqu’aux premières lueurs du jour, aux environs de 6 heures, laissant derrière eux une population terrifiée. Pris au piège de ces violences, les habitants de Rusamambu, Kalonge et Kasopo ont passé une nuit blanche, blottis dans leurs maisons, redoutant à chaque instant que les combats ne viennent frapper à leur porte. La psychose d’une extension des violences était palpable. Ces affrontements Nord-Kivu viennent rappeler avec brutalité la vulnérabilité des civils, pris en étau entre des groupes armés aux agendas souvent opaques.

À l’aube, le bilan de cette nuit de terreur reste inconnu. Aucune information officielle n’a encore filtré concernant d’éventuelles pertes en vies humaines ou l’ampleur des dégâts matériels occasionnés par ces combats à Walikale. L’absence de chiffres ne signifie pas l’absence de tragédie. Elle souligne plutôt l’isolement de ces zones et les difficultés d’accès pour les organisations humanitaires et les autorités. Dans un tel contexte de conflit, l’information est la première victime, laissant place aux rumeurs et à l’angoisse.

La situation sur le terrain a notablement évolué dans la matinée. Selon les mêmes sources locales, les wazalendo du CMC/APC se sont retirés des trois villages après plusieurs heures d’âpres combats. Ce retrait, stratégique ou contraint, a eu pour conséquence immédiate de laisser le champ libre aux rebelles de l’AFC/M23. Rusamambu, Kalonge et Kasopo sont donc, ce mardi matin, de nouveau sous le contrôle du groupe rebelle. Ce scénario est-il le prélude à une nouvelle phase de tensions dans le territoire de Walikale ? La sécurité Nord-Kivu reste plus que jamais un enjeu critique et fragile.

Ce nouvel épisode de violence s’inscrit dans un contexte sécuritaire régional complexe et volatile. La persistance des activités des groupes armés, qu’il s’agisse des rebelles AFC/M23 ou des milices d’autodéfense comme les wazalendo, perpétue un cycle infernal d’insécurité. Ces combats localisés ont des répercussions bien au-delà des seules zones touchées, affectant la stabilité de toute la province et entravant tout effort de développement et de pacification. La communauté internationale observe-t-elle, impuissante, la répétition de ces scénarios de crise ?

Pour les populations civiles, le retour au calme est toujours relatif. Même si les armes se sont tues, la peur, elle, persiste. La crainte de nouvelles offensives, les traumatismes de la nuit passée et l’incertitude quant à l’avenir immédiat pèsent lourdement sur les communautés. L’accès aux services essentiels, déjà limité, risque d’être encore compromis. La priorité absolue doit désormais être la protection des civils et une évaluation humanitaire rapide des besoins. La sécurité des populations doit-elle continuer à être la variable d’ajustement de ces conflits armés ?

Les autorités congolaises, tant au niveau provincial que national, sont attendues sur une communication claire concernant ces événements et sur les mesures prises pour sécuriser la zone. La population mérite des réponses et une protection tangible. En attendant, le calme revenu à Rusamambu, Kalonge et Kasopo reste un calme armé, suspendu à la prochaine flambée de violence. L’épisode de cette nuit souligne l’impérieuse nécessité de solutions durables pour mettre un terme définitif à l’activité des groupes armés et restaurer l’autorité de l’État dans l’est de la RDC.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd

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