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Kisangani en alerte : quatre drones kamikazes interceptés par les FARDC, le M23 suspecté

Une menace aérienne silencieuse a été neutralisée ce samedi aux abords de Kisangani. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont intercepté et détruit quatre engins volants suspectés d’être des drones kamikazes. L’opération défensive s’est déroulée à une dizaine de kilomètres seulement de l’aéroport international Gbangoka, point névralgique pour la province de la Tshopo. Le ciel de la région, habituellement paisible, est devenu le théâtre d’une interception militaire d’un nouveau genre.

Selon des informations concordantes recueillies sur place, un cinquième appareil a réussi à poursuivre sa trajectoire. Il a finalement terminé sa course à proximité immédiate de la piste d’atterrissage principale de l’aéroport. Un atterrissage ou un crash sans explosion, évitant ainsi une catastrophe potentielle. L’engin n’a provoqué ni dégâts matériels significatifs ni victimes. Sa présence à cet endroit précis soulève cependant de lourdes interrogations sur ses intentions et son point de départ.

L’origine de cette attaque aux drones kamikazes constitue le cœur des investigations. Les premières analyses des sources sécuritaires locales pointent du doigt les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). Les soupçons se portent également sur leurs alliés présumés au sein de l’armée rwandaise. Cette escalade marquerait une évolution inquiétante dans la panoplie tactique des groupes armés actifs dans l’Est du pays. L’utilisation de drones, jusqu’ici relativement rare dans ce conflit, introduit une dimension technologique et une menace asymétrique nouvelle pour les FARDC et les populations civiles.

Les autorités militaires ont été immédiatement saisies de l’incident. Contacté par nos soins, le lieutenant-colonel Mak Hazukay, porte-parole ad interim des FARDC, a confirmé que les faits étaient pris avec le plus grand sérieux. « Une communication officielle de l’armée sera faite ce lundi à ce sujet », a-t-il indiqué, sans pouvoir fournir davantage de détails dans l’immédiat. Cette annonce laisse présager une prise de parole publique pour clarifier la nature de la menace, les circonstances exactes de l’interception et les mesures de rétorsion envisagées.

La ville de Kisangani, capitale de la Tshopo, se retrouve ainsi au centre d’un nouvel épisode de tension sécuritaire. Cette métropole, éloignée des zones de combat traditionnelles du Nord-Kivu, est-elle devenue une cible stratégique ? L’objectif de ces drones kamikazes était-il purement militaire, visant l’infrastructure aéroportuaire, ou s’agissait-il d’un acte de démonstration et d’intimidation ? Les questions sont nombreuses et les réponses attendues impatiemment par une population soucieuse de sa sécurité.

Cet incident survient dans un contexte régional particulièrement volatile. Il illustre la porosité du front et la capacité des groupes armés à projeter une menace au-delà de leurs bastions habituels. L’interception réussie par les FARDC démontre une certaine vigilance et une capacité de réaction. Cependant, elle révèle aussi une vulnérabilité face à des modes d’action non conventionnels. La défense anti-aérienne et la surveillance de l’espace aérien dans les provinces de l’Est deviennent des enjeux de sécurité prioritaires.

Jusqu’où ira cette escalade technologique ? La menace des drones kamikazes en RDC est-elle appelée à se banaliser ? La communauté internationale, souvent témoin de la recrudescence des violences dans l’Est congolais, surveillera certainement la réaction des autorités de Kinshasa. La capacité à sécuriser les infrastructures critiques, comme les aéroports, est fondamentale pour la souveraineté et la stabilité du pays. L’épisode de Kisangani sonne comme un avertissement et un test pour les dispositifs de défense congolais face aux nouvelles formes de conflictualité.

Dans l’attente du communiqué officiel des FARDC prévu ce lundi, l’incertitude plane. Les habitants de la Tshopo et les observateurs de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo retiennent leur souffle. Un fait est certain : la guerre dans l’Est a changé de visage. Elle n’est plus seulement terrestre ; elle prend désormais de la hauteur, avec tous les dangers que cela comporte pour les civils et pour l’intégrité territoriale du pays. La réponse apportée à cette première attaque de drones kamikazes à Kisangani sera scrutée à la loupe.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net

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