Une femme d’environ 54 ans a été froidement abattue chez elle, en pleine nuit. Le drame s’est déroulé dans le quartier Kasika, commune de Karisimbi, à Goma. Selon des témoins directs, des hommes armés vêtus de treillis se sont introduits dans son domicile aux environs de 4 heures du matin, ce dimanche 25 janvier. La victime, identifiée sous le nom de Madame Chekasana Justine, a été tuée sur place par plusieurs coups de feu.
Les circonstances de ce meurtre à Goma restent floues, mais tout indique une implication de groupes armés actifs dans la zone. Ce crime survient dans un contexte d’insécurité grandissante à Karisimbi, où la rébellion de l’AFC/M23 est régulièrement accusée d’exactions. Quelques jours seulement avant cet assassinat, un jeune homme avait perdu la vie dans le quartier Virunga, tué par un élément présumé de cette même rébellion. L’assassinat Nord-Kivu semble ainsi s’inscrire dans une série de violences ciblées.
Le conseil des jeunes de la commune de Karisimbi a vivement réagi à ces événements. Dans une déclaration ferme, il condamne sans ambiguïté ces actes barbares et plaide pour la sécurité des personnes et de leurs biens. « Certaines personnes affiliées à l’AFC/M23 tentent de justifier cet acte en prétendant, sans fondement, que la victime serait un voleur ou un fumeur de chanvre. C’est un mensonge notoire », a dénoncé le conseil. Cette mise au point vise à contrer les tentatives de décrédibilisation de la victime.
Comment de telles violences peuvent-elles encore se produire en pleine ville ? La question hante les habitants de Goma, qui vivent dans la peur constante depuis l’occupation de la ville par les forces de l’AFC/M23. Le comité du conseil alerte sur les traitements inhumains et dégradants que les jeunes subissent quotidiennement. Cette insécurité à Karisimbi n’est pas un fait isolé ; elle reflète une détérioration généralisée de la sécurité civile dans la région.
Les AFC/M23 violences sont-elles devenues une norme dans le Nord-Kivu ? Les méthodes employées – intrusion nocturne, exécution sommaire – créent un climat de psychose collective. Les résidents décrivent une présence militaire accrue et des patrouilles agressives. Les jeunes, en particulier, sont ciblés par des contrôles arbitraires et des violences physiques. Le conseil des jeunes Karisimbi documente ces cas depuis des mois, sans que la situation ne s’améliore.
Qui était Madame Chekasana Justine ? Selon des voisins, c’était une commerçante respectée, sans histoire. Son assassinat soulève des questions sur les motivations réelles de ses meurtriers. Le conseil des jeunes rejette catégoriquement les allégations infondées de vol ou de consommation de drogue. Pour eux, il s’agit d’une tentative de discréditer la victime et de justifier l’injustifiable. La population, elle, attend des actions concrètes pour mettre fin à l’impunité.
Face à cette escalade, le conseil des jeunes de Karisimbi lance un appel pressant à la rébellion. Il exige la cessation immédiate de ces actes barbares et le respect de la vie humaine. Les autorités locales et les forces de l’ordre sont-elles en mesure de protéger les civils ? L’assassinat de Madame Chekasana Justine, tout comme celui du jeune homme de Virunga, met en lumière les défis sécuritaires auxquels fait face la région. Le meurtre à Goma doit servir de signal d’alarme pour une intervention urgente.
La rébellion de l’AFC/M23, de son côté, n’a pas encore officiellement commenté ces événements. Cependant, des sources proches du mouvement nient toute implication, attribuant parfois ces actes à des groupes criminels locaux. Une enquête indépendante serait nécessaire pour établir les responsabilités. Mais dans l’immédiat, la priorité est la protection des civils. Les organisations humanitaires présentes à Goma sonnent l’alerte sur la détérioration rapide de la sécurité.
En attendant, les familles des victimes pleurent leurs proches dans un climat de terreur. Le conseil des jeunes reste vigilant et continue de documenter les violations, espérant que justice sera rendue. La communauté internationale est appelée à se saisir de ce dossier pour prévenir de nouvelles effusions de sang. L’assassinat Nord-Kivu de Madame Chekasana Justine et du jeune homme de Virunga sont des tragédies qui illustrent le calvaire quotidien des habitants.
Le conseil des jeunes Karisimbi, en condamnant fermement ces actes, porte la voix d’une génération exaspérée par l’insécurité. Leur plaidoyer pour la sécurité et le respect des droits humains doit être entendu par tous les acteurs, locaux et internationaux. Sans action décisive, la spirale de la violence risque de s’emballer davantage, plongeant la région dans un chaos encore plus profond.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd
