Dans le cadre du suivi régulier des projets structurants, le coordonnateur de la cellule infrastructures du ministère des Infrastructures et Travaux Publics, l’ingénieur Billy Tshibambe, a effectué une descente sur le terrain ce mercredi 14 janvier. Objectif : évaluer l’avancement des chantiers du projet « Kin-elenda » dans la commune de N’djili, à Kinshasa. Une visite qui s’inscrit dans la volonté du gouvernement de garantir la matérialisation des investissements dans les infrastructures publiques, avec un impact économique direct sur la région.
La première étape a conduit le coordonnateur à la maison communale de N’djili, où les travaux de réhabilitation et d’extension ont transformé l’édifice en un complexe moderne. Après un accueil par le bourgmestre, les responsables de l’entreprise et le chef de mission de contrôle, Billy Tshibambe a inspecté les bureaux de la commission des jeunes, de la police, des services municipaux, ainsi que ceux du bourgmestre et de son adjoint. Les salles polyvalentes, les aménagements extérieurs, les parkings et les espaces de divertissement ont également été passés au crible. Le bourgmestre, premier bénéficiaire, n’a pas caché sa fierté, qualifiant l’ouvrage de « bijou » pour N’djili. Pour le coordonnateur, le constat est sans appel : les travaux avancent à un bon rythme, avec une livraison prévue pour la fin du mois de janvier, respectant ainsi le calendrier initial.
Direction ensuite la place Sainte-Thérèse, où un complexe sportif de grande envergure est en cours de construction. L’ingénieur Tshibambe a pu constater l’édification de deux terrains de football dotés de gradins, d’un gymnase moderne, d’un complexe omnisports, d’un terrain de Nzango, d’une piste d’athlétisme, d’un lieu de détente et de parkings intérieurs et extérieurs. Selon les estimations, l’ensemble des travaux est réalisé à près de 60%, un taux qui reflète une exécution conforme au calendrier. « L’achèvement se fera suivant les prévisions du projet », a assuré le coordonnateur, soulignant l’importance de telles infrastructures pour la jeunesse et la cohésion sociale. Ces chantiers à Kinshasa symbolisent un investissement dans le capital humain, essentiel pour une croissance durable.
Enfin, la visite s’est poursuivie sur l’avenue Croquet, artère majeure longtemps impraticable et aujourd’hui transformée en boulevard moderne. Sur près de 4 kilomètres, les travaux de chaussée, de caniveaux et d’ouvrages de protection avancent à vive allure. Les derniers tronçons sont en phase de finalisation, offrant déjà une fluidité retrouvée aux usagers. Cette réhabilitation s’inscrit dans une logique de désenclavement et d’amélioration de la mobilité urbaine, un levier économique crucial pour dynamiser les échanges commerciaux dans la commune de N’djili.
Au-delà de l’inspection technique, cette visite de Billy Tshibambe révèle les enjeux économiques sous-jacents. Le projet Kin-elenda, financé par le gouvernement congolais avec l’appui de la Banque mondiale, représente un investissement substantiel dans le capital physique de Kinshasa. En modernisant les infrastructures publiques, il vise à stimuler la croissance locale, à créer des emplois et à améliorer la qualité de vie des habitants. La maison communale rénovée boostera l’efficacité administrative, le complexe sportif favorisera le développement humain et l’avenue Croquet facilitera les échanges économiques. Autant de leviers pour une dynamique inclusive, où chaque franc investi doit générer des retombées tangibles. Mais quel impact ces nouvelles infrastructures auront-elles sur le développement socio-économique de N’djili à moyen terme ?
À l’heure où la RDC cherche à consolider ses bases infrastructurelles, le projet Kin-elenda sert de vitrine. Les avancées constatées à N’djili témoignent d’une gestion rigoureuse et d’un respect des délais, facteurs clés pour attirer davantage de financements internationaux. L’avancement des travaux publics, sous la supervision de Billy Tshibambe, envoie un signal positif aux partenaires et aux populations. À terme, ces réalisations pourraient inspirer d’autres communes et renforcer la crédibilité du pays dans l’exécution des grands travaux. Reste à maintenir le cap pour que les bénéfices escomptés—comme une hausse de l’activité économique locale et une meilleure accessibilité—se concrétisent pleinement, faisant de Kin-elenda un modèle réplicable à l’échelle nationale.
Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
